Affaire Ebbe Carlsson
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L'affaire Ebbe Carlsson est un scandale politico-judiciaire suédois qui éclate le . Le quotidien Expressen révèle que l'éditeur Ebbe Carlsson mène, avec le soutien de la ministre de la Justice Anna-Greta Leijon, une enquête sur l'implication de l'organisation kurde PKK dans l'assassinat d'Olof Palme. Ebbe Carlsson est de plus en possession d'informations confidentielles, et de matériel d'écoute illégal.
L'affaire conduit entre autres à la démission d'Anna-Greta Leijon au début du mois de , et à la condamnation d'Ebbe Carlsson à une amende pour contrebande en . La commission constitutionnelle du parlement suédois, chargée d'enquêter sur l'affaire, effectue à partir d' une série d'auditions retransmises en direct à la télévision. Les échanges très vifs entre l'ancien ministre Carl Lidbom et le vice-président de la commission Anders Björck créent la sensation dans les médias.
Le , le Premier ministre suédois Olof Palme est assassiné dans une rue de Stockholm. Pendant les mois qui suivent, les enquêteurs multiplient les pistes, sans obtenir de résultat tangible, jusqu'à l'arrestation en de Christer Pettersson, un marginal, qui sera finalement acquitté en appel en .
En , Stig Bergling, un espion suédois à la solde de l'URSS, emprisonné depuis 1979, profite d'une permission de sortie pour fuir la Suède. Après avoir vécu en Russie, en Hongrie et au Liban, il ne retournera en Suède, de son propre chef, qu'en 1994.
Après la fuite de Stig Bergling, l'ambassadeur de Suède à Paris Carl Lidbom est appelé à Stockholm pour des entretiens avec le Premier ministre Ingvar Carlsson. Carlsson souhaite voir Lidbom effectuer une revue des procédures de la Säpo, le service de la sûreté d'État, de façon d'une part à déterminer si des erreurs ont facilité la fuite de Stig Bergling, et d'autre part à mettre au jour d'éventuelles failles dans l'enquête sur l'assassinat d'Olof Palme. Carlsson demande à Lidbom de prendre la tête d'une commission d'enquête parlementaire, et lui donne les pleins pouvoirs pour aborder toute question de son choix auprès de la Säpo. La commission est mise en place le par le gouvernement.