Affaire Gérard Mercury
From Wikipedia, the free encyclopedia
4 ans de prison (2001).
| Affaire Gérard Mercury | |
| Fait reproché | Pédophilie |
|---|---|
| Pays | |
| Date | 1990 puis de 1994 à 1999. |
| Jugement | |
| Statut | 18 mois de prison avec sursis (1991). 4 ans de prison (2001). |
| Date du jugement | 1991 et 2001 |
| modifier |
|
L'affaire Gérard Mercury est une affaire judiciaire mettant en cause le prêtre pédophile Gérard Mercury. Il est condamné une première fois en 1991 à 18 mois de prison dans le diocèse de Fréjus-Toulon. Puis après avoir purgé sa peine il est déplacé dans le diocèse de Bordeaux où il récidive. Il est alors condamné à 4 ans de prison en .
Gérard Mercury est condamné, en 1991, à 18 mois de prison avec sursis dans le Var par le tribunal de Draguignan pour « exhibition sexuelle » auprès de jeunes âgés de 11 à 15 ans dans le diocèse de Fréjus-Toulon. À l'époque il travaillait dans quatre paroisses à proximité de Brignoles[1],[2] .
À la suite de cette condamnation, il est muté dans le diocèse de Bordeaux. Il exerce dans les paroisses de Bègles, de Léognan, de Saint-Médard-d'Eyrans, puis à partir de 1998 à Pessac[3],[4].
De 1994 à 1999, dans les paroisses de Léognan et de Saint-Médard-d'Eyrans, il agresse plusieurs jeunes garçons[5].
En , Gérard Mercury est mis en examen pour « agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans » puis écroué[6].
En , Gérard Mercury est condamné à 4 ans de prison avec une interdiction à vie d'une activité en lien avec des enfants. Il doit par ailleurs, pendant 10 ans après sa libération, se soumettre à un contrôle judiciaire et médical. En , Gérard Mercury est rendu à l'état laïc[7].
À la suite de cette affaire et de la condamnation de l'évêque Pierre Pican à trois mois de prison avec sursis, pour ne pas avoir signalé à la justice les agissements pédocriminels de l'abbé René Bissey, la Conférence des évêques de France crée, en , le Comité consultatif en matière d'abus sur mineurs. Celui-ci est composé de 11 membres, il est présidé par Bernard-Nicolas Aubertin. Trois objectifs lui sont fixés : « Offrir une aide aux victimes ; organiser le suivi des personnes condamnées ; renforcer la formation des acteurs de la pastorale en matière de prévention »[8],[9]. Selon Bernard-Nicolas Aubertin, Gérard Mercury est le premier prêtre qui a fait l'objet d'une destitution pour abus sexuels[7].
Après la publication du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église en , Jean Rouet, vicaire général du diocèse de Bordeaux, indique concernant Gérard Mercury : « Je le confesse avec honte. À cette époque, les responsables des diocèses invitaient d'autres diocèses à accueillir un prêtre, sans leur dire quoi que ce soit sur son passé. Nous-mêmes, ici à Bordeaux, n'avons pas posé de questions. C'était une naïveté coupable »[10].