Affaire Inès Mecellem

victime de crime en France From Wikipedia, the free encyclopedia

L'affaire Inès Mecellem, concerne le meurtre de celle-ci[1], le par son compagnon, à coups de couteau[2], dans la région de Poitiers. Ce meurtre sur conjoint s'inscrit dans un débat médiatique des hausses des féminicides, en France[1].

Profil de la victime

Faits en bref Naissance, Décès ...
Inès Mecellem
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Biographie
Naissance
Décès
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PoitiersVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Inès Mecellem est née en , et âgée de 25 ans lors de son décès. Elle a deux frères et une sœur, et vit à Buxerolles, vers Poitiers (Vienne). Travailleuse sociale, elle est très impliquée dans le tissu associatif local, Inès porte assistance aux réfugiés, notamment dans leurs démarches administratives. Elle donne parfois des cours de français à ceux-ci.

Profil du suspect

Habib, est réfugié Afghan, né en . Il arrive en France sous le statut de réfugié politique.

Période précédant le meurtre

Inès rencontre son ancien compagnon en accompagnant des réfugiés par le biais associatif. C'est dans ce cadre qu'une idylle naît entre eux.

Inès et son ex-compagnon ont vécu sous le même toit pendant environ deux ans. En raison de violence sexuelles, physiques et verbales de la part de celui-ci, Inès décide alors de mettre un terme à leur relation. Bien que mise en garde par son entourage, Inès n'arrive à quitter son compagnon qu'en , et se réfugie alors à partir du mois d' chez sa mère, Angélique.

Ayant alors quitté son propre domicile, le suspect la suivra à de nombreuses reprises dans la rue. Prévenue à plusieurs reprises par la victime, la justice lui remettra un téléphone grave danger.

La famille de la victime dépeint une personne tenant un discours très extrême sur la religion, dressant un portrait héroïque des Talibans : « il disait que les talibans étaient des héros qui avaient sauvé son pays et il avait l’intention d’y retourner »[3].

Dans les mois qui précèdent le meurtre, Inès déposera six plaintes auprès de la police. Elle fera usage de son téléphone grave danger, deux jours avant sa mort. La police a enregistré des plaintes pour harcèlement et menace de mort, déposées par Inès les 10 et 17 juillet, puis les 13, 19 et 28 août[4]. Elle déménage à l'été 2025 de Buxerolles, chez sa mère, qui habite dans la région, à Poitiers (Vienne), en espérant ne plus revoir son ancien compagnon[5].

Féminicide

Le , Inès se rend chez elle, à Buxerolles. Ayant déménagé depuis l'été chez sa mère, à Poitiers, elle a besoin d'y récupérer des affaires. Elle ne sait pas que son ancien compagnon y est présent, s'y étant introduit par la fenêtre de la salle de bains.

C'est une voisine mitoyenne du logement de la victime qui donne l'alerte, ayant entendu des cris. Elle tambourine alors à la porte, puis sur la vitre, de longues minutes, avant qu'un homme ne sorte, un couteau à la main, puis s'échappe. La voisine découvre alors le corps de la victime, aux nombreuses plaies, gisant dans une mare de sang, et tente des gestes de premiers secours. Elle demande à sa fille d'appeler les services d'urgences. Ceux-ci, effectueront de nombreuses tentatives de réanimation avant de déclarer son décès à 18h15[6].

Enquête

C'est la DCOS 86 (Division de la criminalité organisée et spécialisée de la Vienne) qui est chargée de l'enquête[2]. Les proches de la victime indiquent que les différents signalements de la victime, aux forces de police, n'auraient pas été pris au sérieux par ces derniers. Une enquête est ouverte auprès de l'IGPN.

Depuis le meurtre, son auteur reste introuvable. La famille diffuse alors des photos du suspect sur les réseaux sociaux, dans l'espoir d'obtenir justice.

Médiatisation de l'affaire

Une marche blanche a lieu le samedi suivant le féminicide, à Poitiers[7].

La famille d'Inès est d'abord très réticente à la médiatisation du drame, notamment en raison d'une possible récupération politique : « Nous avons fait le tour des médias et ils en ont profité pour déformer beaucoup de propos ou accentuer sur la religion ou les origines, ce qui a conduit à une vague de haine sur les réseaux, nous préférons ne plus réellement parler avec les médias pour l’instant ».

La famille finit toutefois par changer d'avis, pour combattre « l’insécurité et l’incapacité de la justice vis-à-vis d’Inès et des femmes victimes des mêmes atrocités », selon un entretien journalistique accordé au Monde[6]. Sa famille a dénoncé « l'indifférence de la police et de la justice »[8].

Réactions

Le , le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, annonce sur X (anciennement Twitter) saisir l'Inspection générale de la Justice pour « faire toute la lumière » sur l'affaire[9].

Dans un rapport remis le , l'inspection générale de la Justice reconnait des « fragilités significatives dans l'évaluation du risque, le traitement des plaintes et la coordination judiciaire »[10].

Références

Liens externes

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