Affaire Queiroz
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L’affaire Queiroz est le nom d’un détournement de fonds publics et d’une grave crise politique du gouvernement du président brésilien Jair Bolsonaro.
Elle commence le par un rapport du Coaf (Conseil de contrôle d’activités financières - Conselho de controle de atividades financeiras en Portugais) relatif aux détournements de fonds publics au profit des députés régionaux de l’État de Rio de Janeiro et de leurs proches, parmi eux le sénateur fraîchement élu Flávio Bolsonaro, fils de Jair Bolsonaro, mais également la première dame Michelle Bolsonaro. Cette affaire, survenue peu avant la prise de fonction le de Jair Bolsonaro, jette un sérieux trouble dans son image. En effet, sa campagne présidentielle avait été fortement marquée par sa lutte contre la corruption.
La parution de ce rapport déclenche immédiatement la curiosité des journalistes qui mettent au jour d’autres versements suspects, mais aussi des liaisons sulfureuses entre les protagonistes de cette affaire et la grande criminalité autour de Flávio Bolsonaro.
Cette affaire tire son nom de Fabrício José Carlos Queiroz, policier à la retraite, ex-garde du corps, ex-chauffeur et ex-adjoint de Flávio Bolsonaro durant dix ans alors que ce dernier est simple député régional de l’État de Rio de Janeiro. L’enquête du Coaf de 422 pages porte sur 27 députés régionaux et 74 emplois fictifs supposés à l’Assemblée législative de l’État de Rio de Janeiro. On soupçonne que l’argent est encaissé par des hommes de paille qui versent ensuite une partie sur les comptes des parlementaires ou de leurs proches, selon un procédé appelé rachadinha[1]. Le Coaf signale des transactions « atypiques » sur le compte de Queiroz de à de 1 236 838,00 reais, incompatibles avec son patrimoine et ses revenus[2]. Par la suite, d’autres enquêtes journalistiques font monter les transactions à au minimum 7 millions de reais, en comptabilisant des opérations dans les années précédentes[3],[4],[5].