Affaire de la Sempap
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La Sempap est la Société d'économie mixte parisienne de prestation qui fut créée en 1986 en remplacement de l'imprimerie municipale. Elle fut dirigée par Jacques Brats, aujourd'hui décédé. Elle fut dissoute en 1996.
La Sempap est soupçonnée d'avoir favorisé des entreprises dans la passation de marchés publics, d'avoir financé le RPR via le cabinet de la mairie de Paris et d'avoir imprimé gracieusement des documents personnels pour Bernadette Chirac[1]. Ces détournements auraient coûté entre 99 et 110 millions de francs (15 à 16 millions d'euros) à la ville de Paris[2].
En et , deux rapports de l'Inspection générale de la ville de Paris dénoncent l'existence d'un « système sciemment mis en place qui prive la Sempap de toute marge de manœuvre avec ses fournisseurs et qui peut, à tout moment, provoquer un scandale politico-financier qui ne manquera pas d'éclabousser la ville et le maire de Paris lui-même »[3].
Dix personnes, notamment des fournisseurs, sont mises en examen dans ce dossier[4]. Certaines d'entre elles, dont l'épouse de Jacques Brats, évoquent des remises d'argent en espèces[5].
Trois proches de Jacques Chirac sont entendus comme témoins en 2003 et 2004 par le juge Armand Riberolles visant des faits de « favoritisme, détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêts » : Michel Roussin, Jean Tiberi et Bernard Bled[6],[7].