Affaire de la barge Tremblay
From Wikipedia, the free encyclopedia
L'affaire de la barge Tremblay est un scandale politique canadien qui a ébranlé le ministère des Douanes du Canada en 1924.
En 1924, la « barge Tremblay » remonte le fleuve Saint-Laurent à partir de la Gaspésie. La Police des liqueurs a eu comme indication que la barge serait chargée d'alcool de contrebande. Des policiers observent discrètement le bateau. À Saint-Sulpice, le , des policiers arrêtent le capitaine Tremblay, une partie de l'équipage (dont deux Américains). La police saisit 2 800 caisses de scotch totalisant un volume d'environ 24 000 gallons (110 000 l) d'alcool. À l'arrivée de la barge au port de Montréal, le chef du service préventif des douanes, Joseph-Alfred-Edgard Bisaillon, après une brève dispute avec les policiers, se saisit de la compétence de l'affaire[1].
Le directeur de la Police des liqueurs, le général Edmond de Bellefeuille Panet, ordonne alors la surveillance des suspects[1]. En , quatre individus sont arrêtés pour conspiration de fraude : J. F. Simons (maître du port de Montréal), George Hearn (agent de navigation), Joseph-Alfred-Edgard Bisaillon (chef au service préventif des douanes) et Ludger Brien (garagiste de Montréal, ancien employé au douane et partenaire de Bisaillon)[2].
Lors de l'enquête, la police a découvert que Bisaillon a déposé 69 000 $CA dans un compte en banque personnel. Il est accusé d'avoir revendu la cargaison saisie au crime organisé. Ce dernier possède d'ailleurs une propriété dans les Cantons-de-l'Est, situé sur la frontière canado-américaine[1].
Le juge de la Cour des sessions de la paix, Philippe-Auguste Choquette, décide que tous doivent subir un procès, sauf Bisaillon[1]. Il a en effet donné comme alibi que l'argent a servi à ouvrir un bureau des douanes à Farnham. Il admet plus tard en commission parlementaire que l'argent provient de la vente d'alcool[2].