Affaire du viol collectif de Zouhoura
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| Affaire du viol collectif de Zouhoura | |
Des habitants de N'Djaména protestant contre ce viol en . | |
| Fait reproché | Viol |
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| Chefs d'accusation | Viol en réunion |
| Pays | |
| Date | |
| Nombre de victimes | 1 (Zouhoura) |
| Jugement | |
| Statut | Affaire jugée |
| Date du jugement | |
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L'affaire du viol collectif de Zouhoura est un viol en réunion au Tchad commis en par des fils de généraux proches du président Idriss Déby, d'une adolescente de 16 ans nommée Zouhoura, fille de l'homme politique Mahamat Yesko Brahim, opposant au régime[1],[2].
Zouhoura Yesko Brahim dénonce publiquement ce viol collectif[2]. La diffusion sur les réseaux sociaux d'images vidéo de ce viol a entrainé des manifestations de lycéens dans plusieurs villes du Tchad[3],[4], leur répression policière provoquant la mort de deux manifestants[1] avec le slogan « Justice pour Zouhoura »[2].
En , 7 hommes furent condamnés pour viol à 10 ans de prison pour le kidnaping et le viol de Zouhoura[5]. Ils n’ont pas purgé leur peine[2]. En 2025, l’un des violeurs, Mahamat Baradine Hissein, reçoit une promotion au ministère de l’Environnement[6].
Selon Marielle Debos, les groupes politiques tchadiens ont instrumentalisé la lutte contre les violences sexuelles. Il s’agissait d’abord de démentir le sentiment que la classe politique bénéficie d’une impunité, sans évoquer l’impunité masculine pour les crimes sexuels. La campagne a ainsi servi à défendre l’ordre patriarcal et masculiniste. En Occident, le soutien apporté à cette campagne s’appuie sur des ressorts orientalistes[2],[7].
-Réactions
L’affaire a suscité une vive émotion au Tchad, notamment sur les réseaux sociaux où de nombreux jeunes se sont mobilisés pour dénoncer les violences Sexuelles jeunes Afrique, « Tchad : le viol d’une lycéenne agite le pays », 15 février 2016[8].
Des organisations de défense des droits humains, telles que (Amnesty International)et (Human Rights Watch), ont appelé les autorités à garantir justice pour la victime et à renforcer la lutte contre les violences basées sur le Genre human Rights Watch, « Chad: Amnesty Law Cheats Victims », 2023[9].
-Analyse :
Selon Marielle Debos, les mobilisations autour de cette affaire ont été en partie instrumentalisées par des acteurs politiques, mettant en lumière les limites de la lutte contre les violences sexuelles ainsi que le poids des normes sociales dans la gestion de ces crimes« Dix ans après Zouhoura, violences sexuelles et impunité masculine au Tchad », Afrique XXI, 6 février 2026[10].