Affaire du viol de Cherbourg
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L'affaire du viol de Cherbourg est une affaire criminelle qui a lieu dans la même ville[1]. À l'été , le , Oumar Ndiaye, alors jeune majeur, torture et viole Mégane, 29 ans, d'une violence inouïe, après s'être introduit à son domicile. Il quitte les lieux en laissant sa victime pour morte[2]. Cette affaire a un retentissement régional, puis en France sur le plan national[3].
Profil du suspect
Oumar Ndiaye, 18 ans au moments des faits, a un passif très compliqué derrière lui. Selon Le Monde, son casier judicaire fait état de « cinq condamnations par le tribunal pour enfants pour des faits de violences et d’atteintes aux biens. Il était également visé par une enquête pour agression sexuelle sur sa sœur »[6]. Balloté dans plusieurs centres socio-éducatifs à l'adolescence, ses mauvaises habitudes sont relatées par la presse : livré à lui même, il passait ses journées à fumer du haschish, et n'hésitait pas à déféquer dans les cages d'escalier. Il aurait également été violent envers ses parents, et son entourage[5]. Après avoir été dans différents foyers, il retourne habiter chez sa mère, quelques mois avant le drame, à approximativement 3 km du domicile de la victime[4].
Faits
Le vendredi , Oumar Ndiaye, tout juste majeur, sort de boite de nuit à l'aube. Alors dans le centre de Cherbourg, il se dirige vers un immeuble, qu'il a repéré. Selon la victime, ils s'étaient déjà croisés dans le quartier. Vers sept heures du matin, il s'introduit dans l'immeuble, accède au second étage, et tambourine à la porte de la victime, qu'il avait repérée auparavant. À ce moment là, Mégane se prépare avant d'aller travailler. Persuadée qu'il s'agit d'une personne s'étant trompé d'étage, elle ouvre la porte et tombe nez à nez sur Oumar, dont la taille imposante (environ 1,9 m) impressionne. Celui ci s'impose immédiatement, lui assène une longue série de coups, à la tête et au corps, de manière extrêmement violente. Elle subit un long calvaire, entre coups et blessures gravissimes, qualifiables de torture selon l'enquête, puis des viols répétés. L'enquête démontrera qu'il l'a notamment violée avec un manche à balai de 75 cm[4].
Lorsque le crime touche à sa fin, Oumar se donne une fausse identité à sa victime et lui jette un « Si tu parles, je te tue »[5]. Il quitte les lieux en la laissant pour morte. Très grièvement blessée, Mégane, sentant sa mort imminente, envoie un message avec son téléphone à une collègue, pour la prévenir de son absence, puis contacte les services secours, avant de perdre connaissance[5].
Identification du suspect
Oumar Ndiaye sera interpellé quelques jours plus tard, le , au domicile de ses parents[7]. Son empreinte digitale sera retrouvée sur la porte, et la géolocalisation de son portable seront des preuves retenues à sa charge. Il ne fera part d'aucun remord ni de la moindre émotion face aux enquêteurs. Son empreinte papillaire était enregistrée au Fichier Automatisé des Empreintes Digitales.
Hospitalisation et violences subies de la victime
La presse parle alors rapidement d'un « passage à tabac ». France 3 précise : « Les médecins avaient diagnostiqué chez elle une perforation du colon, de l'intestin grêle, du péritoine et du diaphragme, un pneumothorax, des fractures aux côtes et un risque élevé de choc septique »[8]. Le Parisien indique que sitôt la porte ouverte, Oumar l'aurait frappé en se jetant sur elle[4]. Le personnel médical la prenant en charge est tellement choqué de l'état de la victime que certaines en ont les larmes aux yeux. L'hôpital, face au calvaire subi par la victime et ressenti sur le moral par les équipes, ouvre une cellule psychologique en soutien à ses effectifs[8]. La victime étant dans un état gravissime : son pronostic vital est engagé, critique. Mégane subi immédiatement des opérations chirurgicales pendant plus de six heures, avant d'être plongée dans un coma artificiel, qui durera environ un mois[6]. Celle ci ne sera réveillée que début septembre[9], et poursuivra son hospitalisation, et sa rééducation, jusqu'au début du mois de novembre[10]. Sa prise en charge hospitalière a eu une durée totale d'approximativement trois mois.
Reconstruction
Après son hospitalisation, Mégane quitte Cherbourg et retourne vivre chez sa mère. Selon sa famille, elle aurait perdu le gout de vivre, ne sortirait plus seule, aurait arrêté le sport, et n'aurait pu reprendre le travail[5].