Afonso Celso de Assis Figueiredo Júnior

From Wikipedia, the free encyclopedia

Nom de naissance Afonso Celso de Assis Figueiredo Júnior
Décès (à 78 ans)
Rio de Janeiro
Activité principale
homme politique, romancier, poète, journaliste, historien, professeur d’économie politique
Afonso Celso
Description de cette image, également commentée ci-après
Afonso Celso dans la revue Revista Moderna en 1899.
Nom de naissance Afonso Celso de Assis Figueiredo Júnior
Naissance
Ouro Preto, Drapeau du Brésil Brésil
Décès (à 78 ans)
Rio de Janeiro
Activité principale
homme politique, romancier, poète, journaliste, historien, professeur d’économie politique
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture portugais
Mouvement romantisme
Genres
roman, poésie, nouvelle

Œuvres principales

  • Por que me ufano de meu país (1900)

Afonso Celso de Assis Figueiredo Júnior (Ouro Preto, 1860 - Rio de Janeiro, 1938) était un homme politique, professeur d’université, historien, écrivain et journaliste brésilien.

Élu, dès que terminées ses études de droit, député national pour le Minas Gerais, il renonça cependant à la carrière politique peu après la proclamation de la république pour se consacrer, après son retour d’exil, où il avait suivi la famille impériale, au journalisme, au professorat et à l’histoire, tout en publiant parallèlement des œuvres littéraires en vers et en prose dans la veine romantique. Parmi ses travaux d’historien se signale en particulier un ouvrage sans autre prétention historiographique, mais qui connut une certaine fortune, intitulé Porque me ufano do meu país (litt. Pourquoi je m’enorgueillis de mon pays) ; ce livre, paru en 1900, dans lequel est développée une vision positive et exaltée du Brésil, et où l'auteur exprime sa foi dans les capacités et les atouts du pays, est à situer dans le contexte de la discussion en cours dans les dernières décennies du XIXe siècle sur les perspectives de développement du Brésil et venait explicitement s’inscrire en faux contre la vision pessimiste de certains auteurs qui tenaient que le Brésil souffrait de tares irréductibles (notamment raciales) lui interdisant de se hisser au premier rang des nations.

Né à Ouro Preto, pour lors capitale du Minas Gerais, Afonso Celso eut pour père le vicomte d’Ouro Preto, dernier président du Conseil des ministres de l’Empire, et pour mère Francisca de Paula Martins de Toledo, fille du conselheiro Joaquim Floriano de Toledo, qui fut colonel de la Garde nationale et président de la province de São Paulo à six reprises.

En 1880, il se diplôma à la faculté de droit de l’université de São Paulo, en soutenant une thèse sur le droit de la révolution.

À l’âge de 21 ans, à peine eut-il quitté les bancs de la faculté de droit, qu’il réussit à se faire élire député général (=national) du Minas Gerais, inaugurant le premier de quatre mandats successifs (1881-1889). À l’Assemblée générale, il exerça les fonctions de 1er secrétaire, et se signala par ses idées libérales et son caractère impétueux et combattif[1].

Avec la proclamation de la république en , il résolut, par solidarité avec son père, et quoiqu’ayant pris une part active aux campagnes abolitionnistes et républicaines, d’accompagner son père sur le chemin de l’exil, à la suite du départ de la famille impériale pour le Portugal.

Revenu au Brésil en 1892, mais s’étant ainsi éloigné de la politique (il renoncera définitivement à l’activité politique en 1903), il préféra désormais se vouer à son métier d’avocat, à l’enseignement du droit, aux belles lettres et au journalisme, publiant durant plus de 30 ans des articles dans de nombreux journaux cariocas et paulistas, dont Jornal do Brasil, qu’il cofonda, et Correio da Manhã, ainsi que dans la revue Revista Braziléa. Il fut titulaire de la chaire d’économie politique à la faculté des sciences juridiques et sociales de Rio de Janeiro et recteur de l’université fédérale de Rio de Janeiro de 1925 à 1926.

En 1892, il devint membre effectif de l’Institut historique et géographique brésilien (IHGB), dont il sera élu, après y avoir été orateur officiel durant près de dix ans, au poste de président perpétuel, succédant au baron de Rio Branco à la suite de la mort de celui-ci en 1912, et occupant ce poste jusqu’en 1938, c’est-à-dire pendant près de trois décennies[1]. Il fut aussi l’un des membres fondateurs de l’Académie brésilienne des lettres.

Fervent catholique, il se vit conférer en 1905 le titre nobiliaire de comte romain par le Vatican. De militant politique qu’il avait été dans sa jeunesse, il bascula dans le militantisme religieux dans sa maturité. Patriote exalté, il appartint à ces hommes dont l’idéologie associait eschatologie, nationalisme et romantisme[1].

Il laissa une vaste œuvre, dans le domaine tant littéraire qu’historique ; l’un de ses ouvrages, Por que me ufano de meu país (litt. Pourquoi je m’enorgueillis de mon pays), paru en 1900, traduit et réédité pendant plusieurs décennies, fit naître le néologisme ufanismo, qui connut une certaine fortune, et fut à l’origine d’une sorte de culte d’amour à la patrie brésilienne, mais aussi au centre de vives discussions dans le pays.

Œuvre littéraire

Travaux d’historien

Related Articles

Wikiwand AI