Afonso Sardinha

From Wikipedia, the free encyclopedia

Il y eut deux Afonso Sardinha, père et fils, tous deux connaisseurs de minéraux et engagés dans leur recherche.

En 1589, lors d'une excursion, ils découvrent du minerai de fer au pied de la colline (Morro) Araçoiaba (proche de la cité actuelle de Sorocaba)[1],[2]. Afonso Sardinha, le Vieux, mourut après son fils en 1616. Cependant, il n'y a pas de preuve, sauf un écrit de Pedro Taques, qu'il était présent lors de la découverte du gisement de minerai de fer de Araçoiaba et de la construction de l'usine de fer.

Afonso Sardinha le Vieux

On ne sait pas quand Afonso Sardinha, portugais, arriva au Brésil dans la Capitainerie de São Vicente. De même, on ne sait pas où et quand il est né. Il fut probablement un des plus vieux habitants de la capitainerie. Dans son testament, il cite des papiers de crédit sur des transactions du type de ceux de quelqu'un qui négoce des charges et des navires. Arrivant à São Paulo à une date ignorée mais antérieure à 1570, il monta un dépôt de sucre et acheta plusieurs maisons qu'il louait au clergé. Finalement, il acheta une grande fazenda et selon ce que l'on disait, c'était un homme riche. Il faisait venir d'Afrique des nègres comme esclaves et envoyait des marchandises à la métropole au moins une fois par an. Analphabète comme quasi tous, il signait avec une croix à trois branches. Son testament du décrit ses biens, spécialement, une grande fazenda qui, selon certains, serait dans la région de Parnaíba. Il était marié avec Maria Gonçalves. Il n'avait pas d'enfants avec elle mais en avait un illégitime avec une indienne.

Il apparaît pour la première fois dans les Livres d'Actes et de Registres de la Chambre municipale de São Paulo en 1575 lorsqu'il débuta comme chargé de fixer le prix des denrées. Puis de 1576 à 1577, son nom apparaît comme conseiller communal (vereador). Entre 1578 et 1586, on n'en retrouve par de trace. En 1587, il fut élu juge et était encore vereador. Il entra en fonction le . En 1592[3], il fut désigné pour commander un groupe qui rentra dans la brousse pour arrêter les invasions des indiens. Alias, en 1585, il prit part à l'expédition de Jerônimo Leitão [4] du côté de Paranagua pour combattre les indiens Carijos.

Le , avec sa femme Maria Gonçalves, il fit don à l'autel de Notre-Dame-de-Grâce du collège Saint-Ignace de la villa São Paulo de tous ses biens meubles et immeubles parce qu'ils étaient mariés depuis 60 ans sans héritiers. Afonso Sardinha le Jeune qui était bâtard était déjà décédé.

Bandeirantes

Plusieurs fois il commanda des expéditions militaires contre les Indiens. Jusqu'en 1593, il ne participa à aucune "entrada" pour chasser les Indiens ou rechercher de l'or. Il se réservait plutôt aux affaires commerciales et habitait à la Vila São Paulo, mais il fut un bandeirante. Il a même été nommé « Capitaine des Gens de São Paulo »[5] pour s'occuper de la défense de la Vila contre les incursions et en finir avec les envahisseurs indiens.

La grande affaire : forger le fer

En 1591, à la mine de la colline (Morro) Araçoiaba, il installa la première sidérurgie : deux fours rustiques et une forge pour la production de fer. L'entreprise de Sardinha représentait une grande prouesse mais, sans évoluer, il termina ses activités aux-environs de 1628, terminant ainsi le premier cycle d'exploitation d'Ipanema (Sorocaba). Ce fait valu à Afonso Sardinha le titre de «Fondateur de la Sidérurgie brésilienne»[6].

En 1597, deux nouvelles petites forges furent construites aux-environs d'Ipanema. Cependant par le Traité Methuen de 1597, entre l'Angleterre et le Portugal, ce dernier fut obligé de détruire ses manufactures en Europe et dans ses colonies, décourageant n'importe quelle entreprise contenant des forges.

Afonso Sardinha le Jeune

Notes et références

Source

Related Articles

Wikiwand AI