Agnes Yewande Savage

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Naissance
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14, 15, 16 Buccleuch Place, Edinburgh (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Nationalités
Agnes Yewande Savage
Biographie
Naissance
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14, 15, 16 Buccleuch Place, Edinburgh (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Nationalités
Formation
Activités
Médecin, enseignante, Orthodox medicine-humanistic medicine-holistic health careVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Richard Akinwande Savage (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie

Agnes Yewande Savage, née le 21 février 1906 à Édimbourg et morte en 1964, est une femme médecin nigériane, notamment connue comme étant la première femme d’Afrique de l'Ouest à se former en médecine en Occident, à obtenir un diplôme universitaire en médecine, à l’université d'Édimbourg à l'âge de 23 ans[1].

A. Savage est née le à Édimbourg, en Écosse de Richard Akinwande Savage, un médecin nigérian, éditeur de journaux et diplômé d'Édimbourg en 1900 et krio et de Maggie S. Bowie, une ouvrière écossaise[2]. Elle réussit les examens du Royal College of Music en 1919 et obtient une bourse pour poursuivre au George Watson's College[2]. Elle obtient suite le Scottish Higher Education Leaving Certificate[2],[3],[4].

Elle décide d'entrer à l'Université d’Édimbourg pour étudier la médecine. Au cours de sa quatrième année de médecine, elle remporte un prix scolaire en maladies de la peau et une médaille en médecine légale[2]. Elle termine ses études supérieures en médecine et reçoit le Prix Dorothy Gilfillan Memorial en 1929, à 23 ans[2],[4],[5].

Elle meurt d'un accident vasculaire cérébral en 1964.

Carrière

Elle se heurte dans la suite de son parcours professionnels à des obstacles institutionnels liés à son sexe et à sa couleur de peau[2]. Après avoir obtenu son diplôme, elle rejoint l‘administration coloniale en Côte-de-l'Or (aujourd'hui Ghana) en tant que médecin auxiliaire. Bien que mieux qualifiée que la plupart de ses homologues masculins, elle reçoit moins d'avantages sociaux et se voit confier moins de responsabilités[2],[3].

En 1931, elle est recrutée par le directeur du collège Achimota à Accra. Elle y exerce pendant quatre ans en tant que médecin et enseignante[2]. Ce travail à Accra lui permet d’entrer en contact avec quelques femmes pionnières dans le domaine médical en Afrique de l’Ouest dont la ghanéenne Susan Ofori-Atta, qu’elle incite à poursuivre des études, ou encore une autre ghanéenne, Matilda J. Clerk[5],[6],[7].

Après Achimota, elle retourne dans l’administration médicale coloniale et y obtient des responsabilités plus significatives. Elle est responsable des cliniques d'aide à l'enfance, associées à l'hôpital universitaire de Korle-Bu, à Accra. Parallèlement, elle est nommée médecin conseillère médicale adjointe à la maternité de l'hôpital et directrice du foyer des infirmières. A Korle-Bu, elle supervise la création d'une école de formation d'infirmières[2],[3].

Elle prend sa retraite en 1947 et passe le reste de sa vie en Écosse à élever sa nièce et son neveu jusqu'à son décès.

Vie privée

Références

Articles connexes

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