Agomé-Yoh
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Le lieu est nommé suivant le nom du peuple Agomé, auquel a été ajouté une variété d'arbres qui se trouvent sur le site lors de leur arrivée, les arbres « Yoti »[1].
Histoire
Peuplement
La commune est située sur les terres du peuple Agomé, une sous-branche du peuple Ewe, dont elle porte le nom[1],[2]. Avant leur arrivée au XVIIIe siècle, le lieu est occupé par les Tové Ahoundjo, mais ils migrent après la venue des Agomé[1].
Il s'agit d'une des cinq villes du Togo où ils sont majoritaires[2], et la première qu'ils peuplent[1]. Ainsi, bien que la commune proche de Kpalimé, anciennement Agomé-Kpalimé, soit plus importante dès le XVIIIe siècle, le centre du pouvoir des Agomé s'y trouve, et ils y disposent de la chefferie supérieure de leur peuple[1].
Colonisation
La commune est visitée et traversée par les explorateurs allemands qui visitent la région en vue d'une colonisation[3]. L'un des chefs d'Agomé-Yoh, Togbui Tsally Kokou Senyo, s'implique de manière importante dans la lutte pour l'indépendance du Togo[4].
Togo post-colonial
Le chef, Togbui Tsally, devient par la suite un soutien important du régime des Gnassingbé[4] et poursuit ses activités, comme organiser les libations et les cérémonies dans la communauté[5]. On trouve encore des vestiges archéologiques de la colonisation allemande sur la route reliant Agomé-Yoh à Missahoé[6]. La commune est ensuite rattachée au rassemblement de communes « Kloto 3 »[7].
La culture du café et du cacao est très répandue autour de la commune[8].