Agostino Soldati

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Nationalité
Activité
Agostino Soldati
L'Ambassadeur Agostino Soldati (à gauche) et son épouse Marguerite Daisy Soldati-Thome, Comtesse de Contades (1907–2001), dite Daisy, fille d'André Thome, en conversation avec Émile Monney en 1964 à Paris. Les Soldati recevaient tout-Paris à l'Hôtel de Besenval. En Suisse, ils aimaient recevoir au Château de Trévelin à Aubonne, qu'ils achetèrent en 1958 au banquier genevois Édouard Bordier et à ses héritiers.
Fonction
Ambassadeur
Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité

Agostino Soldati, né le à Neggio d'où il est originaire et mort le à Genève, est un diplomate suisse.

New York et Paris

Après des études à Vienne et à Berne pour lesquels il obtient les titres de docteur en droit et d'avocat, il entre au Département des affaires étrangères en 1938. Il est en poste à Rome, à Berlin (où il représente les intérêts de 21 pays auprès du Troisième Reich), à Lisbonne et à Paris[1].

Le Château de Trévelin à Aubonne, qu'ils achetèrent en 1958.

Nommé observateur suisse auprès de l'Organisation des Nations unies à New York en 1956 avec le titre de ministre plénipotentiaire, il est ensuite chef de la délégation suisse à l’Organisation européenne de coopération économique et auprès de la Communauté européenne du charbon et de l'acier dès 1958. L'année suivante, il est accrédité comme premier ambassadeur auprès de la Communauté économique européenne (CEE) et de l'Euratom. En 1961, il est nommé ambassadeur en France et chef de la délégation auprès de l’Organisation de coopération et de développement économiques[1]. Il remet ses lettres de créance au général de Gaulle le de la même année[2].

Dernière conférence des ambassadeurs

Lors de la dernière conférence des ambassadeurs à laquelle il prend part en , il déclare : « le crédit et le poids d’un pays dans le monde ne dépendent nullement du nombre de ses initiatives et de ses déclarations, mais du nombre de celles qui sont prises au sérieux et ont des conséquences réelles »[3].

Mort en fonctions

Il meurt en fonctions en 1966, à l'âge de cinquante-six ans, après cinq ans passés dans la capitale française. Le jour de son décès, le général de Gaulle adresse des condoléances à sa veuve Daisy et au président de la Confédération Hans Schaffner[4]. « Il avait une vaste culture, une profonde connaissance des choses et des gens et un esprit continuellement en éveil » devait écrire le secrétaire général du ministère des affaires étrangères Pierre Micheli (1905–1989) dans le Journal de Genève[5].

Publications

  • La responsabilité des États dans le droit international, Paris, Éditions Duchemin,

Bibliographie

Références

Liens externes

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