Agriculture en Corée du Nord

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Agriculteurs nord-coréens dans un champ.
Une ferme nord-coréenne en 2008.
Un tracteur en Corée du Nord.
Cultures poussant dans le Nord Pyongan.
Aliments cultivés dans les jardins privés entourant les maisons.

L'agriculture en Corée du Nord est concentrée dans quatre provinces de la côte ouest, où une saison de croissance plus longue, des terres planes, des précipitations adéquates et un sol correctement irrigué permettent une culture plus productive. Une étroite bande de terres fertiles traverse également la côte des provinces de Hamgyŏng et de Kangwŏn[1].

D'après un rapport de l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, les provinces intérieures de Chagang et Ryanggang sont trop montagneuses, froides et sèches pour permettre une activité agricole importante. Ces montagnes sont principalement utilisées en tant que réserves forestières, tandis que des collines situées plus à l'intérieur des terres et entre les principales régions agricoles permettent le pâturage du bétail et la culture d'arbres fruitiers[1].

Les principales cultures comprennent, entre autres, le riz, le maïs et les pommes de terre[2]. En 2019, 44 % de la population active nord-coréenne travaille dans le secteur agricole, contre 51 % en 1998[3].

En raison d'un manque global de ressources en Corée du Nord, la production est limitée. Le climat, le relief et l'état des sols ne sont pas spécifiquement favorables à l'agriculture. De plus, la saison la plus favorable à cette dernière est courte. Seul environ 17 % de la masse continentale totale, soit environ 2 000 000 hectares (20 000 km2), est arable, dont 1 400 000 hectares (14 000 km2) adapté à la culture des céréales. La majeure partie du pays est constituée d'un terrain montagneux accidenté[1].

Le climat varie considérablement en fonction de l'altitude, et le manque de précipitations, ainsi que le sol infertile, rendant les terres situées à des altitudes supérieures à 400 m impropres à des fins autres que le pâturage. Les précipitations sont irrégulières et, dans la plupart des régions du pays, jusqu'à la moitié des précipitations annuelles surviennent au cours des trois mois d'été. Ce modèle favorise la culture du riz dans les régions plus chaudes et dotées de réseaux d’irrigation et de contrôle des crues. En 2013, les rendements du riz sont de 5,3 tonnes par hectare, proches des normes internationales[4], malgré une baisse significative de la productivité depuis. En 2022, la production de riz (comme la plupart des autres céréales), est retombée à 4,2 tonnes par hectare[5].

Production agricole

Riz

Le riz est le principal produit agricole de la Corée du Nord, avec une production estimée à 2 300 000 t en 2022[2].

Pommes de terres

Les pommes de terre sont devenues une source alimentaire importante en Corée du Nord après les années 1990. La famine des années 1990 amène à une « révolution de la pomme de terre ». Entre 1998 et 2008, la superficie cultivée en pommes de terre en Corée du Nord a quadruplé pour atteindre 200 000 ha et la consommation par habitant est passée de 16 à 60 kg par an[6].

Depuis cette période où la pomme de terre était considérée comme un « sous-aliment », elle est devenue l'aliment de base principal dans les zones rurales, remplaçant le riz[7].

Serriculture

Depuis 2014, de nombreuses serres ont été construites, financées par une coopération entre certains commerçants et l'État. Ces serres permettent la culture de fruits rouges tels que des fraises et des melons. Les commerçants organisent la distribution et la vente sur les marchés de Jangmadang dans certaines villes[8].

Volaille

En 2021, il existe près de 30 grands élevages de poulets à travers le pays[9]. La production de poulet est estimée à 31 691 t en 2020[10].

Distribution alimentaire

Depuis les années 1950, la majorité des Nord-Coréens reçoivent leur nourriture via un système de distribution publique. Ce système exige que les agriculteurs des régions agricoles cèdent une partie de leur production au gouvernement. Ce dernier est chargé de la réaffectation du surplus aux régions urbaines, qui ne peuvent pas cultiver leurs propres aliments. Environ 70 % de la population nord-coréenne, y compris l'ensemble de la population urbaine, reçoit de la nourriture via ce système[1].

En 2013, l'objectif fixé par le gouvernement était de 573 grammes d'équivalent céréales par personne et par jour, mais, selon l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, la portion moyenne réellement distribuée est comprise entre 310 et 390 grammes par personne[1]. En 2019, cette même organisation alerte sur la diminution des portions alimentaires (environ 300 grammes), et souligne le risque de famine[11].

Selon certaines sources, ces rations de nourritures ne sont pas équitablement distribuées, et varieraient en fonction du rang social, du type de travail ou encore de l'allégeance au pouvoir en place[12].

Il est estimé qu’au début des années 2000, une famille nord-coréenne moyenne tirait environ 80 % de ses revenus de petites entreprises non déclarées au gouvernement. Entre 2002 et 2010, certains marchés privés ont été progressivement légalisés[13]. Depuis 2013, les marchés urbains et agricoles se tiennent tous les 10 jours et la plupart des citadins vivent à moins de km d'un marché, ces derniers jouant un rôle croissant dans l'alimentation des habitants[1].

Politique agricole

Histoire agricole

Références

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