Ahmed Bencherif

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Prédécesseurposte créé en 1962
Ahmed Bencherif
Illustration.
Fonctions
Commandant de la Gendarmerie nationale algérienne

(14 ans, 7 mois et 30 jours)
Prédécesseur poste créé en 1962
Successeur Mustapha Cheloufi
Ministre de l'hydraulique, de la mise en valeur des terres et de la protection de l'environnement

(1 an, 10 mois et 13 jours)
Président Houari Boumediene
Gouvernement Gouvernement Boumédiène IV
Conseil de la Révolution

(13 ans)
Biographie
Nom de naissance Ahmed Bencherif
Date de naissance
Lieu de naissance Hassi Bahbah, Algérie
Date de décès (à 91 ans)
Lieu de décès Paris, France
Nationalité Algérienne
Parti politique FLN
Père Mabrouk Bencherif

Ahmed Bencherif, né le à Hassi Bahbah (Djelfa) et mort le à Paris, est un militaire et un homme politique algérien.

Il est commandant de la Gendarmerie nationale algérienne de 1962 à 1977 et après le coup d’État du 19 juin 1965 il devient membre du Conseil de la Révolution de 1965 à 1978. Il est ministre de l'hydraulique, de la mise en valeur des terres et de la protection de l'environnement de 1977 à 1979, sous la présidence d'Houari Boumédiène.

Lutte pour l'indépendance algérienne

Fils de bachagha, Ahmed Bencherif est né en à Djelfa en Algérie[1].

Il s'engage en 1948 dans l'armée française et y fait carrière. Il participe à la guerre d'Indochine en tant que caporal[1]. Il est promu en 1957 au grade de sous-lieutenant après avoir suivi les cours de l'École nationale des sous-officiers d'active à Saint-Maixent[2]. Lors de la guerre d'Indochine, il découvre les réalités du monde colonial. Le , il déserte le 1er régiment de tirailleurs algériens pour rejoindre l'Armée de libération nationale, avec 6 autres militaires depuis un poste proche de Sour El Ghozlane. Ils prennent des armes et tuent 14 militaires. Les conditions de cette désertion lui assurent une « forte légitimité » dans la suite de son parcours militaire et politique[2],[3],[4].

Après avoir combattu en Wilaya IV (Algérois), il se rend en Tunisie où entre 1958 et 1959 au sein de l'armée des frontières, il commande alors l'école d'officiers de l'armée de libération nationale (A.L.N.)[2],[5]. Membre du Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA) en , il est nommé à la tête de la Wilaya IV en juillet de la même année. Le , lors de la Bataille des Frontières sur les 8 300 combattants qui prennent d'assaut la ligne Morice (barrage électrifiée le long de la frontière entre la Tunisie et l’Algérie), il réussit le franchissement avec son unité de 100 commandos, dont 40 y laisserent leur vie, et 120 tonnes de munitions et à rejoindre le PC de la Wilaya IV. Il est rapidement capturé le et condamné à mort pour trahison par le tribunal militaire d'Alger. Une décision de Paris l'arrache à la justice militaire et l'expédie en France d'où il servira de monnaie d'échange pour libérer le brigadier Lanfroy prisonnier du FLN[réf. nécessaire].

Le premier Ministre, Michel Debré, s’opposa à son transfert en métropole puis à sa grâce. Mais le dossier de Benchérif fut égaré or « on n’exécute pas un condamnés à mort dont le dossier judiciaire a disparu »[6].

Le , Ahmed Bencherif rédige une lettre accusant le député Pierre Lagaillarde d'assassinats, de disparitions et de tortures de musulmans en 1957. Pour Le Monde qui rapporte la teneur de cette missive, les précisions de noms et de dates nécessiteraient l'ouverture d'une enquête[7]. Celle-ci est ouverte en [8].

Après l'indépendance (1962)

Il est libéré en après les accords d'Évian, à la demande du GPRA ( J.O. Sénat. Séance du mardi ) et part à Genève où il achève son récit-témoignage L’Aurore des mechtas puis rejoint l’État-Major général de Houari Boumedienne qui le rétablit dans ses fonctions de chef de la Wilaya algéroise[réf. nécessaire]. En , il est désigné comme commandement de la Gendarmerie nationale algérienne. Il conserve ce poste pendant plus de 14 ans jusqu’au , il est alors nommé ministre de l'hydraulique, de la mise en valeur des terres et de la protection de l'environnement[2].

En 1964, Ahmed Bencherif est membre de la Cour martiale qui condamne à mort pour haute trahison Mohamed Chabani, celui-ci est fusillé le [1],[9].

Membre du Comité central du FLN en , le colonel Benchérif participe au coup d’État du 19 juin 1965 et devient membre du Conseil de la Révolution, comprenant 26 personnalités, de 1965 à 1978[2].

En 2006, il prend la tête de l'instance nationale de libération de la famille révolutionnaire afin de protéger l´image des « véritables révolutionnaires » et leurs enfants mais aussi d'éviter l'utilisation politique à mauvais escient de la révolution algérienne[10].

Ahmed Bencherif meurt le dans le 15e arrondissement de Paris, à l’âge de 91 ans[11],[12]. Il est inhumé à Djelfa[1].

Publication

Notes et références

Annexes

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