Ahmed Ibn El Melih

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PrédécesseurAbdelkhalek Torres
PrédécesseurAbdellatif Laraki
Date de naissance
Ahmed Ibn El Melih
Illustration.
Fonctions
Ambassadeur du Maroc en Irak

(2 ans)
Ambassadeur du Maroc en Égypte

(1 an)
Prédécesseur Abdelkhalek Torres
Successeur Mohamed Ben Larbi Alami
Ambassadeur du Maroc en Iran et en Turquie
Ambassadeur du Maroc en Libye

(1 an)
Prédécesseur Abdellatif Laraki
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Fès
Date de décès (à 62 ans)
Lieu de décès Le Caire
Nationalité Marocaine
Parti politique Istiqlal
Diplômé de Université Al Quaraouiyine, université du Caire.
Religion Musulmane

Ahmed Ibn El Melih (en arabe : احمد ابن المليح) né en 1916 à Fès, est un nationaliste et diplomate marocain. Son action nationaliste fut marquée par la place qu’il occupa au sein du parti de l'Istiqlal dès sa création et par le rôle qu’il joua au sein du Bureau du Maghreb arabe au Caire. La fin de sa lutte nationaliste lors de l’indépendance du Maroc en 1956 marqua le début de sa carrière de diplomate au cours de laquelle il occupa le poste d’ambassadeur du royaume du Maroc dans la majorité des pays arabes et du Moyen-Orient et tissa ainsi des liens étroits, notamment sur le plan économique et diplomatique entre les régimes modernes de ces régions et le Maroc.

Ahmed Ibn El Melih est né à Fès, au Maroc au sein d’une famille de commerçants d’origine arabo-andalouse (ayant mené la révolte des Alpujarras au XVIe siècle en Andalousie). Il fait ses études à l'université Al Quaraouiyine et s’engage dans le combat nationaliste en tant que membre du parti de l’Istiqlal dès sa formation, aux côtés de Allal El Fassi[1].

En 1937, il rejoint Le Caire où il termine ses études par l’obtention d’une licence en langues orientales. Il fait alors partie des représentants du Maroc auprès du Bureau du Maghreb Arabe œuvrant pour l’indépendance des pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) où siègent également Allal El Fassi, Habib Bourguiba, Mohamed Khider jusqu’à l’indépendance du Maroc en 1956[1].

Ce départ pour Le Caire s’inscrit dans un véritable mouvement d’exil des grands nationalistes marocains. Ces années d’éloignement pour la cause nationaliste l’empêchent de rentrer au Maroc au risque d’être emprisonné par le régime du protectorat. Il ne pourra donc pas y revenir lors du décès de son père. Cependant en 1952, il rentre au Maroc à la demande du parti de l’Istiqlal accompagné de sa femme et de sa fille pour une courte période. Il est contraint de se déguiser pour ne pas être reconnu des autorités françaises[1].

Accompagné de membres du Bureau du Maghreb Arabe, il contribua à la libération d'Abdelkrim el-Khattabi en 1957 à Port-Saïd en Égypte[2].

Carrière diplomatique

Carrière diplomatique[3] :

  • 1956-1958 : ministre plénipotentiaire du royaume du Maroc en Égypte et en Syrie
  • 1961-1963 : ambassadeur du royaume du Maroc en Irak
  • 1963-1964 : ambassadeur du royaume du Maroc en Égypte
  • -1968 : ambassadeur du royaume du Maroc en Iran et en Turquie[4].
  • 1971-1972 : ambassadeur du royaume du Maroc en Libye. Pour des raisons politiques, il y a rupture des relations diplomatiques entre les deux pays et échange des ambassadeurs marocain et libyen mis sous protection à Tunis.
  • 1973-1977 : ambassadeur du royaume du Maroc aux États arabes du golfe Persique (Koweït, Bahreïn, Oman, Qatar, Émirats arabes unis). Il y joua un rôle important pour l’établissement des relations économiques notamment pour le financement de grands projets au Maroc. Il obtint également l’appui de ces pays concernant l’appartenance du Sahara occidental au Maroc.

Archives

De par sa formation à l'université Al Quaraouiyine et l'obtention de sa licence en langues orientales à l'université du Caire, Ahmed Ibn El Melih était reconnu par ses pairs pour sa maîtrise de l'arabe littéraire ainsi que du persan, comme l'attestent certains écrits et billets littéraires retrouvés et référencés aujourd'hui[5],[6].

Décorations

Vie familiale

Références

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