Né le 7 à Boutilimit au Sud-Ouest (Trarza) de la Mauritanie, Ahmed Ould Daddah suit une formation traditionnelle coranique avant de passer un Baccalauréat scientifique à l'âge de 20 ans. En 1967, il obtient une Licence en Sciences économiques à Paris et en 1970 il détient un DES à Dakar[1].
Carrière
Il est recruté comme Conseiller économique et financier adjoint de Mokhtar Ould Daddah en 1967. En 1971, Ahmed Ould Daddah est désigné comme le Directeur-général de la Sonimex (société nationale d'import-export).
Il est Gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie (BCM) dès sa création en 1973 et ce jusqu'à 1978[1]. Il est nommé Ministre des Finances et du Commerce en 1978 jusqu'au coup d'état du [2] qui renverse le régime de son frère[3]. Au cours de cette année, il est recruté en tant qu'expert et spécialiste économique au sein de la Banque mondiale[4].
En 1992, il est Secrétaire-général de l'Union des forces démocratiques/ère nouvelle (UFD/EN), avant sa dissolution en par le Gouvernement mauritanien[1],[4].
Candidat aux élections présidentielles de 1992, puis de 2003[2], il obtient respectivement la deuxième place avec 32,73% des voix et la troisième place avec 6,89% des voix (le parti de l'Union des Forces Démocratiques étant dissous, Ould Daddah est contraint de se présenter en candidat indépendant).
Ahmed Ould Daddah a été désigné Chef de file de l’opposition en Mauritanie par le Conseil constitutionnel le . Il préside le Rassemblement des forces démocratiques (RFD), qui, avec 17 députés et 5 sénateurs, est le principal parti de l'opposition en 2007.
↑(en-US) Jonathan Kandell;Special to The New York Times, «Military Takes Over in Mauritania With a Reportedly Bloodless Coup», The New York Times, (ISSN0362-4331, lire en ligne, consulté le )