Ahmed al-Khalili
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( أحمد بن حمد الخليلي), Abou Souliman
Le cheikh Ahmad bin Hamad Al-Khalili (أحمد بن حمد الخليلي), né le , est le grand mufti du sultanat d’Oman[1] de confession ibadite[2]. Par ses déclarations, il exerce une pression sur la politique du sultan[2]. Il figure au classement des 500 musulmans les plus influents au monde[3].
Ahmed bin Hamad Al-Khalili nait le à Unguja, la plus grande île de l’archipel de Zanzibar, alors colonie britannique (voir protectorat de Zanzibar). Le centre de sa tribu est la ville de Bahla[réf. nécessaire]. Sa famille a donné plusieurs imams à l’imamat d'Oman, État religieux basé sur l’ibadisme[2].
Sa biographie officielle indique qu’il a mémorisé le Coran dès l’âge de 9 ans[2]. La révolution de Zanzibar, en 1964, pousse sa famille à l’exil, sur un bateau de la Croix-Rouge. Elle se réfugie alors à Oman[2]. Ahmed al-Khalili est ainsi un zinjibari, un Omanais d’origine zanzibarienne.
Il est nommé directeur au sein du ministère de la Justice, des Affaires islamiques et des Awqaf, puis en 1395 de l’Hégire (1975 CE), il est nommé grand mufti du sultanat d’Oman par décret royal, ce qui en fait la plus haute autorité musulmane à Oman, après la mort du théologien Ibrahim bin Said Al Abri[4].
Depuis 1983, il est représentant du sultanat d’Oman à l’Académie internationale du fiqh islamique.