Ahoua Don Mello
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| Ahoua Don Mello | |
Ahoua Don Mello en 2011 | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Vice-président des BRICS+ chargé des projets stratégiques | |
| En fonction depuis (3 ans) |
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| Ministre de l'Équipement et de l'Assainissement | |
| – (4 mois et 4 jours) |
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| Président | Laurent Gbagbo |
| Premier ministre | Gilbert Marie N'gbo Aké |
| Gouvernement | Aké N'Gbo |
| Successeur | Mamadou Sanogo (Assainissement) |
| Directeur général du Bureau national d'études techniques et de développement | |
| – (10 ans et 5 mois) |
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| Biographie | |
| Nom de naissance | Ahoua Don Mello |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Bongouanou (Côte d'Ivoire) |
| Nationalité | Ivoirienne |
| Parti politique | FPI, PPA-CI |
| Diplômé de | INPHB École nationale des ponts et chaussées |
| Profession | Enseignant-chercheur |
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Ahoua Don Mello, né le à Bongouanou, est un enseignant-chercheur et homme politique ivoirien. Il se distingue particulièrement par son passage au Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD) ainsi que sa candidature à l’élection présidentielle de 2025.
Origine et formation
Ahoua Don Mello nait le à Bongouanou[1],[2]. Son père est d’ethnie Agni et sa mère Baoulé de Dimbokro[1]. Après des études secondaires sanctionnées par un baccalauréat au lycée classique de Bouaké, il est orienté à l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INPHB) de Yamoussoukro pour ses études supérieures[1],[2]. Il y obtient un diplôme d'ingénieur de l’École nationale supérieure des travaux publics (ENSTP) en 1982[3], avant de partir en France pour étudier à l’École nationale des ponts et chaussées (ENPC) de Paris. En 1985, il obtient un doctorat de l'ENPC[4].
Expérience professionnelle
Ahoua Don Mello commence sa carrière professionnelle en qualité d’enseignant-chercheur à l’INPHB, à son retour en Côte d’Ivoire en 1986[5]. De 1990 à 1993, il exerce en tant que chercheur en mécanique des sols et en matériaux de construction au Laboratoire du bâtiment et des travaux publics (LBTP)[4]. Par ailleurs, il dispense des cours de mécanique et thermodynamique à l’université de Cocody, intervient aussi à l'École supérieure interafricaine de l'électricité de Bingerville, puis à l’université du Burundi avant sa nomination à la tête de la direction de la technopole de Yamoussoukro de 1998 à 2000, où il conçoit et met en œuvre, dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP), un pôle industriel dédié aux nouvelles technologies, aux matériaux de construction, à la mécanique et à l’agro-industrie au sein de l’INPHB[4],[5]. La même année, il intègre par nomination le Conseil économique et social en tant que membre jusqu’en 1999[1].
De 2000 à 2011, il siège en tant qu’administrateur au sein de plusieurs entreprises, notamment à la Banque nationale d'investissement (BNI) et à l'Observatoire Café-Cacao[4]. Il occupe ce poste jusqu’en [6],[7]. Dans la même période, il cumule les fonctions de membre du Comité de privation, puis de membre de la Cellule d’analyse des politiques économiques (CAPEC)[1]. Ahoua Don Mello est aussi conseiller spécial et consultant en développement pour plusieurs pays d'Afrique dont la Guinée et l’Afrique du Sud[1].
De 2011 à 2015, il exerce comme consultant spécialisé dans les projets EPC (Engineering, Procurement and Construction) et les partenariats public-privé (PPP) au Ghana, en Angola, au Cameroun et au Cap-Vert[4].
Il rejoint en 2014 la Guinée pour devenir le conseiller spécial du président Alpha Condé, jusqu’au coup d'État du 5 septembre 2021 qui renverse ce dernier[8],[9].
En 2021, il est coopté par le patronat russe chargé des investissements en Afrique[1],[10].
En , Ahoua Don Mello est nommé, dans la même année, haut représentant des BRICS pour l’Afrique occidentale et centrale[8],[11],[12] et devient, en 2023, le vice-président chargé des projets stratégiques de cette organisation[8],[13].
Carrière politique
Militant au sein du Parti communiste durant ses études en France[14], Ahoua Don Mello y fait la rencontre de Laurent Gbagbo en 1983[7]. Il lui donne son accord pour militer au sein du Front populaire ivoirien (FPI) lorsque le parti sera créé plus tard[1]. Il devient respectivement membre du secrétariat du FPI section France entre 1983 et 1985, membre de la section de Bouaké entre 1985 et 1988, secrétaire du parti, chargé de l’organisation au sein du secrétariat général de 1988 à 1990, puis président du comité de contrôle dudit parti de 1990 à 1996[1]. Il quitte plus tard le FPI à la suite de divergences pour fonder en 1997 son propre parti politique baptisé « La Renaissance »[1],[5],[15].
Ahoua Don Mello fait son retour au FPI en 2000 pour être le conseiller du président du parti jusqu’en 2014[1]. En , sous la mandature du président Laurent Gbagbo, il est promu directeur général du Bureau national d'études techniques et de développement (BNETD). Sous son leadership, à partir de 2007, le BNETD engage un processus d’internationalisation en créant des agences dans plusieurs pays africains, notamment au Togo, au Bénin, au Libéria, au Sénégal, en Guinée-Conakry, en Guinée équatoriale, au Congo, au Gabon, en Centrafrique et au Cameroun. Cette expansion renforce sa présence dans de nombreux secteurs, tels que le bâtiment, les travaux publics, l’industrie, les mines et l’énergie, l’informatique, l’aménagement urbain, la promotion immobilière, le développement local, l’agriculture et le développement rural[4].
Après l'élection présidentielle de 2010, il est nommé par Laurent Gbagbo, ministre de l'Équipement et de l'Assainissement, puis porte-parole du gouvernement, entre 2010 et 2011, dans le gouvernement Aké N’Gbo[1],[5],[8],[16]. Il part ensuite en exil, à la suite de la chute du pouvoir de Laurent Gbagbo en .
Après la création en 2021 du Parti des peuples africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI), Ahoua Don Mello y occupe les postes de conseiller des relations extérieures de Laurent Gbagbo et vice-président chargé de la promotion du panafricanisme jusqu'en 2025[2],[17].
Le , il annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2025, la présentant comme une candidature de « précaution » au sein de son parti, dans le cas où Laurent Gbagbo, président du PPA-CI, se voit empêché d’être inscrit sur la liste électorale[18],[19]. Don Mello est ensuite démis de ses fonctions de vice-président du PPA-CI et le parti estime que sa candidature résulte d'une « décision personnelle »[20],[21]. Le PPA-CI choisit de ne pas donner de consigne de vote pour l'élection[22].
Il est officiellement candidat à l’élection présidentielle d’, sa candidature ayant été validée par le Conseil constitutionnel[23],[24].
Idéologie, positions et image publique
Ahoua Don Mello se réclame d’une vision souverainiste et panafricaniste, défendant une Côte d’Ivoire plus autonome dans ses décisions économiques, technologiques et diplomatiques[25] et mettant l’accent sur une gouvernance fondée sur la participation démocratique, l’unité nationale, le développement local et la promotion du contenu local dans l’économie[26]. Jusqu'à sa candidature présidentielle de 2025, il est considéré comme proche de Laurent Gbagbo et affirme vouloir rester loyal à ce dernier tout en affirmant sa propre capacité d’action politique[27].