Aida Lafuente

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Naissance
Décès
(à 19 ans)
Oviedo
Nom dans la langue maternelle
Aída Lafuente PenaosVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Aída Lafuente PenaosVoir et modifier les données sur Wikidata
Aida Lafuente
Biographie
Naissance
Décès
(à 19 ans)
Oviedo
Nom dans la langue maternelle
Aída Lafuente PenaosVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Aída Lafuente PenaosVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
La Rose Rouge des Asturies
Nationalité
Espagnole
Activité
Autres informations
Parti politique
Parti Communiste d'Espagne

Aida de la Fuente Penaos (León, - Oviedo, ) est une militante communiste espagnole, morte lors de la Révolution de 1934, réprimée par l'Armée. Elle été surnommée la Rose Rouge des Asturies.

Aida de la Fuente est née à León (Espagne) le . Ses parents étaient Gustavo de la Fuente, peintre de panneaux et décors pour le Théâtre Campoamor d'Oviedo, et Jesusa Penaos[1],[2]. Née dans une famille communiste, son père ayant été fondateur du Parti Communiste d'Espagne à Oviedo, et ses frères militant dans les Jeunesses Communistes, Aida était une figure connue dans le mouvement juvénile d'Oviedo en 1934[3]. Le témoignage d'Alejandro Valdés se souvient d'elle, infirmière à l'hôpital les 7 et . D'autres auteurs évoquent son travail dans l'organisation des cuisines collectives qui se sont montées dans la périphérie d'Oviedo pour approvisionner les combattants révolutionnaires, à qui elle apportait café et repas en première ligne[4].

Le 13 octobre 1934

Le , Aida agit comme contact entre le Comité Révolutionnaire d'Oviedo et les groupes qui contrôlaient l'ouest de la ville, en pleine action de l'armée de la République pour étouffer la révolution[3]. Aida de la Fuente a perdu la vie aux abords de l'église de San Pedro de los Arcos d'Oviedo, lors de l'affrontement avec la 21e Compagnie, encadrée par les forces commandées par le lieutenant colonel Juan Yagüe[1]. Ces forces étaient constituées d'un drapeau de la Légion, un bataillon de Regulares et une batterie d'artillerie. Aida essayait, presque seule, avec une mitrailleuse située sur la cote de San Pedro de los Arcos, de freiner l'avancée de l'armée (des troupes de la Légion conduites par le général Francisco Franco) pour neutraliser la Révolution de 1934.

Il y avait deux nids de mitrailleuse, le premier a été anéanti par les troupes de la compagnie numéro 24. La deuxième mitrailleuse, celle d'Aida, a réussi à les arrêter pendant plusieurs heures. Le lieutenant colonel Juan Yagüe ordonne alors au commandant des escadrons de sabres d'avancer vers le terrain compris entre l'actuelle avenue de los Monumentos et l'église de San Pedro, mettant ainsi entre deux feux la position que défendait Aida; la 23ª compagnie de la Légion progresse à son tour et, avec l'aide de la cavalerie, pénètre dans la cote, malgré les tirs qui continuent à sortir de la mitrailleuse; la 21e compagnie avance par la zone de la gare du nord et arrive aussi à la position d'Aida, où ils la trouvent morte avec d'autres combattants. Plusieurs versions ont circulé sur les circonstances exactes de sa mort. Selon des récits de l'époque, alors qu'elle perdait la position et restait seule dans le portique de San Pedro, avec une mitrailleuse, un sergent de la Légion l'a invitée à se rendre mais la jeune femme, pour toute réponse, tira sur un légionnaire. Quelques instants plus tard, Aida de la Fuente gisait sans vie au pied de la mitrailleuse. Le cadavre d'Aida de la Fuente a été déposé dans la fosse commune qui a été creusée à côté d'un mur de l'église de San Pedro de los Arcos[1].

La légende raconte que, lorsque ses attaquants lui ont demandé son nom, elle a répondu, poing levé: "Communiste Libertaire!".

Présence d'Aida de la Fuente pendant la guerre civile

Relief représentant Aida de la Fuente sur le monument érigé à Oviedo. On y voit l'erreur non corrigée de la date de naissance, 1918 au lieu de 1915.

Au début de la Guerre Civile, le Parti Communiste d'Espagne a fait d'Aida de la Fuente l'une de ses principales références symboliques. En le Bataillon Asturies numéro 1 portait son nom, ainsi qu'une rue à Gijón. Son symbolisme a aussi été accepté par le PSOE. Lors d'un discours tenu par le Département de Propagande du Front Populaire, au Théâtre Dindurra de Gijón, pour commémorer la date du , le socialiste Moreno Mateo intervient au nom du Parti Socialiste Asturien, et affirme qu'Aida de la Fuente est l'une des «dignes héroïnes que le peuple espagnol a toujours donné à l'histoire». Le discours est rapporté ainsi dans Avance. Quotidien Socialiste des Asturies, de Gijón:

« [Moreno Mateo, au nom du Parti Socialiste Asturien] lance un appel aux femmes pour que dans ces moments de sacrifice elles imposent leur force d'âme aux camarade saignés par la douleur et le désespoir. Ainsi vous léguerez à vos enfants le patrimoine de leur futur bonheur, pour qu'ils puissent vivre des destins différents de ceux que vivent aujourd'hui leurs pères. Vous devez vous rendre dignes des héroïnes que l'histoire a toujours donné au peuple espagnol, dont notre Aida de la Fuente, tout un symbole de l'héroïsme féminin asturien, est une ferme représentante. »

 17 février 1937, p. 3.

En 1936, son nom avait déjà été transformé, passant de Aida de la Fuente à Aida Lafuente, les deux noms étant utilisés. Le poète Rafael Albertí lui avait rendu hommage dans un poème lu au cours d'un meeting en [5]. Une statue rappelant son exploit a été érigée sur le lieu où elle est tombée, où figure une date de naissance erronée, 1918 au lieu de 1915. Pourtant, dans son livre intitulé Clandestinos, José Ramón Gómez Fouz a publié le facsimilé de son acte de naissance, qui indique qu'elle est née le [6].

Le mythe d'Aida Lafuente pendant la transition

Références

Bibliographie

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