Aida Nosrat commence l'apprentissage du violon au sein de l’Orchestre symphonique de Téhéran de 1999 à 2006[1]. Elle prend aussi des cours privés de chant traditionnel iranien. Mais il lui est impossible de donner des concerts devant un public mixte en raison des restrictions imposées aux femmes en Iran[2].
En 2006, elle forme le groupe Manushan, avec Babak Amir Mobasher, son époux et également musicien[3]. Les deux vivent en France depuis 2015[4]. Manushan a été en résidence à la Cité internationale des arts en 2018. Ce duo explore les musiques gitanes d'Espagne et d'Europe centrale, mais aussi le jazz américain, les rythmes brésiliens, les mélodies turques et iraniennes, tout comme le klezmer ou encore les musiques celtiques[5].
Aïda Nosrat forme avec les musiciennes Sogol Mirzaei au târ, Christine Zayed au qanûn, Marie-Suzanne de Loye à la viole de gambe et Saghar Khadem aux percussions persanes (tombak et daf) le groupe Atine[4]. Avec cette formation, elle participe au festival Au fil des voix en 2017[2] et au festival Arabesques de Montpellier en 2024[6].
Avec le guitariste Olivier Kikteff (Les Doigts de l'homme), l'accordéoniste Antoine Girard et Naghib Shanbehzadeh (percussions), elle enregistre l'album Common Routes[7].