Aimery-Louis-Roger de Rochechouart
From Wikipedia, the free encyclopedia
Ouverture des états généraux de 1789 à Versailles
| Député aux États généraux de 1789 | |
|---|---|
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Domicile | |
| Activité | |
| Famille | |
| Père | |
| Conjoint |
Madeleine de Barberie de Courteilles (d) |
| Parentèle |
Jacques-Dominique de Barberie de Courteilles (d) (beau-père) |
| Grade militaire | |
|---|---|
| Distinction |
Aimery Louis Roger de Rochechouart (1744-1791), marquis de Faudoas, est un général et un homme politique français.
Famille

Issu de la Maison de Rochechouart, Aimery Louis Roger de Rochechouart, nait le à Paris, paroisse Saint-Sulpice, fils de François Charles de Rochechouart, marquis de Faudoas (1703-1784), lieutenant général des armées du Roi, ministre plénipotentiaire auprès de l'infant don Philippe, duc de Parme, gouverneur et lieutenant-général des ville et duché d'Orléans, chevalier des ordres du Roi, chevalier de l'ordre de Saint-Lazare, et de Marie-Françoise de Conflans d'Armentières (1713-1764), dame d'honneur de la dauphine. Sa sœur, Diane Adélaïde de Rochechouart, épouse en 1751 Louis Marie Florent, duc du Châtelet. Son autre sœur, Zéphirine de Rochechouart, épouse en 1755 Jacques François Damas, marquis d'Antigny. Par son père, il est le neveu du cardinal Jean-François Joseph de Rochechouart, évêque-duc de Laon, qui célébra son mariage en 1764, et celui de Jean Louis Roger de Rochechouart, lieutenant général des armées du Roi, gouverneur de Péronne. Par sa mère, il est le neveu et le filleul de Louis de Conflans, marquis d'Armentières, fait maréchal de France en 1768.
Carrière militaire
Il entre dans l'armée à l'âge de 15 ans. En 1760, il est cornette dans le régiment Orléans Cavalerie, puis devient aide de camp de son oncle, le futur maréchal Louis de Conflans d'Armentières, puis du maréchal de Broglie. Il participe à la guerre de Sept Ans, notamment au siège de Munster en 1760. En 1764, il est capitaine de dragons au régiment d'Autichamp quand il épouse Madeleine de Barberie de Courteilles, avant d'être fait en 1768 colonel au régiment de Navarre, où il sert pendant douze ans. Louis Aimery Roger de Rochechouart est promu brigadier des Armées du Roi en 1780 et maréchal de camp en 1784. En 1788, il commande une brigade d'infanterie en Hainaut. En 1777, il est fait chevalier de Saint-Louis[1].
Carrière politique
À partir de 1776, il fait construire un hôtel dans le Faubourg Saint-Germain, l'hôtel de Rochechouart, vendu par sa veuve en 1804, où siège actuellement le ministère de l'Éducation nationale. Membre de la haute noblesse parisienne gagnée par les idées des Lumières, Aimery Louis Roger de Rochechouart s'intéresse de plus en plus aux affaires publiques et veut participer au mouvement de réforme qui semble inéluctable. En 1786, il rejoint la franc-maçonnerie et entre à la société Olympique. Cette même année, il est désigné par le Roi pour faire partie de l'Assemblée des notables. Ami du chevalier de Saint-George, il adhère à la Société des amis des Noirs qui prône l'abolition de l'esclavage.
En 1789, Aimery Louis Roger de Rochechouart se présente à l'élection des députés de la Noblesse aux États-Généraux convoqués par Louis XVI. Il est élu le , à Paris, où il arrive en quatrième position sur dix, devançant le Duc d'Orléans. Le , il fait partie du groupe des 47 députés de la Noblesse qui se rallient au Tiers état, bien que son mandat fut hostile au vote par tête[1]. Membre de l'Assemblée Constituante, il participe à l'abolition des privilèges, lors de la nuit du 4 août. Il s'exprima peu à l'Assemblée. Très affecté par le décès de sa fille aînée, il demande sa mise en congé de l'Assemblée le . Il meurt à Courteilles le (à 46 ans) et y est inhumé le lendemain[2]. Sa mort est annoncée le à l'Assemblée Nationale par le président de séance Charles de Lameth, qui rendit hommage à « un homme qui voulait toujours le bien et le bien de tous, le cherchait avec des Lumières qu'il avait acquise dans le commerce et dans l'amitié de quelques hommes qui, même sous l'Ancien Régime, s'occupaient du bonheur du peuple. »
Mariage et descendance
Il épouse dans la chapelle du château de Courteilles, en Normandie, le 10 octobre 1764[3], Magdeleine Mélanie Henriette de Barberie de Courteilles (1746 - Courteilles, 20 décembre 1831[4]), unique enfant de Dominique Jacques de Barberie, marquis de Courteilles, conseiller d'État ordinaire et au Conseil des Finances, ci-devant ambassadeur de sa Majesté près le corps helvétique (1696 - 1767)[5],[6],[7], et de sa seconde épouse, Magdeleine Mélanie Fyot de la Marche[8] (Dijon, 12 janvier 1727 - Courteilles, 4 avril 1804, 14 germinal an XII). Elle est la petite-fille de Claude Philippe Fyot de La Marche, marquis de La Marche, premier président au Parlement de Bourgogne, ainsi que la nièce de Antoine René de Voyer de Paulmy d'Argenson, marquis d'Argenson, secrétaire d'État à la Guerre du Roi Louis XV en 1757-1758 et célèbre bibliophile.
Dont quatre filles :
- Mélanie Charlotte de Rochechouart[9] (Paris, paroisse Saint-Sulpice, 14 octobre 1765 - Paris, 23 avril 1790), mariée en 1781 avec le Louis-Marie-Céleste d'Aumont, duc d'Aumont, lieutenant général, Pair de France (1762-1831), dont postérité ;
- Diane Adélaïde de Rochechouart (Paris, paroisse Saint-Sulpice, 11 octobre 1767 - Ibidem, 6 juillet 1776)
- Alexandrine Rosalie de Rochechouart (Paris, paroisse Saint-Sulpice, 13 décembre 1768 - Courteilles, 10 décembre 1830), mariée en 1780 avec Armand-Emmanuel de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu (1766-1822), premier ministre sous de la Restauration. Sans postérité.
- Florence Constance de Rochechouart (Paris, paroisse Saint-Sulpice, 4 mars 1771 - Versailles, 15 décembre 1855), mariée à Paris en 1789 (divorce en 1794) avec Paul Maximilien Casimir de Quelen de la Vauguyon, prince de Carency (1768-1824), puis en 1813 avec Jean Louis René de Cayeux, vicomte héréditaire en 1820. Sans descendance des deux mariages[10].
Références
- 1 2 Edna Hindie Lemay, Dictionnaire des Constituants 1789-1791, tome 2, Paris, Universitas, , 1022 p., p. 818-819
- ↑ « acte de décès du 7 juillet 1791 dans le registre paroissial de Courteilles, vue 660/675 », sur archives.eure.fr (consulté le )
- ↑ « Mariage de M. le comte de Rochechouart et de Mademoiselle de Courteille le 10 octobre 1764 in registre paroissial de Courteilles, vues 499 et 500/675 », sur archives.eure.fr (consulté le )
- ↑ « Décès de Mad. la comtesse de Rochechouart, acte n° 13 de l'année 1831 dans l'état-civil de Courteilles, vue 683/704 », sur archives.eure.fr (consulté le )
- ↑ « Dominique Jacques de Barberie », sur francearchives.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Dominique Jacques de Barberie de Courteilles », sur francearchives.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Barberie (Dominique Jacques de) », sur francearchives.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Neil Jeffares, « Dictionary of Pastellists before 1800 », sur pastellists.com (consulté le )
- ↑ « Portrait de Mélanie de Rochechouart », sur wikigallery.org (consulté le )
- ↑ Georges Martin, Histoire et généalogie de la Maison de Rochechouart, Lyon, l'auteur, , 272 p., p. 71-76
Voir aussi
Articles connexes
- Hôtel de Rochechouart
- Liste des députés de la noblesse ralliés au tiers état en 1789
- Maison de Rochechouart
Bibliographie
- Georges Martin, Histoire et généalogie de la Maison de Rochechouart, 2010, 272 pages ;
- Michel Lallemand, Aimery de Rochechouart 1744-1791, un noble libéral à la fin du XVIIIe siècle, 2005, 242 pages ;
- « Aimery-Louis-Roger de Rochechouart », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
Liens externes
- Archives conservées par
: Service historique de la Défense (GR 4 YD 3022, FRSHD_PUB_00000355.pdf) - Ressource relative à la vie publique
:
Aimery-Louis-Roger de Rochechouart | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Précédé par | Suivi par | ||||
|
|
| |||
|
|
| |||
