Aimé Bonifas

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Décès
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Nîmes (Gard)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Abel Aimé BonifasVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Aimé Bonifas
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Fonction
Président de l'Académie de Nîmes
Robert Debant (d)
René Château (d)
Biographie
Naissance
Décès
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Nom de naissance
Abel Aimé BonifasVoir et modifier les données sur Wikidata
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Aimé Bonifas, né le à Tirman en Algérie et mort le à Nîmes[2], est un essayiste, pasteur protestant et résistant français.

Issue d'une famille aveyronnaise installée en Algérie française en 1905, Aimé Abel Bonifas naît le à Tirman[3]. Fils d'un agriculteur, septième de sa fratrie, il est élevé par ses tantes dans le Tarn[3]. Scout puis membre de l'Union chrétienne de jeunes gens (dont il est secrétaire nationale) et de l'Fédération française des associations chrétiennes d'étudiants, il obtient une licence à la Faculté de droit de Montpellier (1941)[3]. En 1942, il passe un semestre de stage à l'École des cadres d'Uriage[3].

Dès , il entre en résistance et participe avec Henri Teitgen à l'organisation du mouvement Liberté, ancêtre de Combat[3]. Il s'y occupe de propagande et de renseignement[3]. En , alors qu'il essaie de se rendre en Algérie par l'Espagne, il est arrêté par les Allemands à Aulus-les-Bains[3]. Emprisonné à Toulouse puis au camp de Royallieu, il est déporté au camp de Buchenwald en septembre, où il reste jusqu'en  : ayant réussi à s'évader, il rejoint Nîmes dès le mois de mai[3]. Il publie rapidement son témoignage, Détenu 20801[3] (réédité en 1966)[4].

De 1945 à 1948, il entreprend des études de théologie[3]. Il devient pasteur aux Ollières (1948-56), Pau (1956-68) et Perpignan (1968-74), puis secrétaire exécutif de la Conférence des Églises protestantes des pays latins d'Europe (1974-82)[3]. Intéressé par le protestantisme en Espagne, il appartient au comité de Pro Hispania jusqu'en 1961, puis le préside jusqu'en 1977[3]. Il participe à la rédaction de L'Étoile du matin[3].

Président d'honneur de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes, il reçoit l'Otto-Nuschke-Preis pour la paix[3]. Militant de l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture, il fonde la section nîmoise d'Amnesty International[3]. Élu à l'Académie de Nîmes en 1982, il la préside en 1988[3]. Il renonce à son siège en 2009[5]. Il appartient en outre à la Société d'histoire du protestantisme de Nîmes et du Gard[6].

Il meurt en , à l'âge de 93 ans[7].

En , un hommage lui est rendu au lycée Alphonse-Daudet[8]. En 2019, ses archives sont confiées par ses deux filles aux Archives départementales du Gard[9],[10],[11].

Décorations

Ouvrages

Références

Annexes

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