Aimée de Heeren
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Aimée de Heeren, née Aimée Soto-Maior de Sá le à Castro, Brésil et morte le à New York, est une célébrité brésilienne et une figure de la haute société internationale.
Biographie
Aimée Soto-Maior de Sá, de son nom de jeune fille, naquit à Castro, dans l'État du Paraná, au Brésil.
Elle déménagea dans les années 1920 à Rio de Janeiro, où elle épousa Luís Simões Lopes, chef de cabinet du président Getúlio Vargas[1]. Leur mariage ne survivra pas aux rumeurs de liaison entre Aimée et Vargas, bien qu'elle n'admît ni ne niât jamais avoir été sa maîtresse.
À la fin des années 1930, elle quitta le Brésil pour aller vivre en Europe, mais la Seconde Guerre mondiale l'obligea à partir pour les États-Unis, où elle tomba amoureuse de Joseph P. Kennedy Jr. Plus tard, elle épousa Rodman de Heeren, riche héritier des grands magasins Wanamaker ; le couple possédait des résidences à Paris, New York, Palm Beach et la villa « La Roseraie » à Biarritz. À Paris, elle vivait parfois à l'Hôtel Meurice[2].
Elle acquit et collectionna nombre des bijoux de l'écrin de l'ex-impératrice Eugénie (morte à 94 ans en 1920), qui avait « créé » Biarritz[3],[4].
Au milieu des années 1950, Assis Chateaubriand, magnat de la presse brésilien, tomba amoureux d'Aimée.
Elle figura à plusieurs reprises sur la liste des femmes les mieux habillées au monde.
Son appartenance à la haute société internationale lui permit de rencontrer et fréquenter des figures majeures de l'histoire du XXe siècle dans des domaines aussi variés que la politique (plusieurs membres du clan Kennedy, Winston Churchill, plusieurs politiques brésiliens, français, américains, britanniques…), les arts (Pablo Picasso, Salvador Dalí, Van Dongen, José-Maria Vidal-Quadras, Jean Cocteau, Truman Capote, Cecil Beaton, Orson Welles…), les sciences (Thomas Edison), les affaires (Vidal Sassoon, Rothschild…), ou la haute aristocratie.
Dotée d'une grande curiosité pour les innovations, elle s'estimait vivre à une époque prééminente de l'histoire de l'humanité, du fait des découvertes scientifiques et techniques. Elle considérait ainsi assister à des prouesses majeures, tel que le premier voyage dans l'espace : elle côtoya d'ailleurs Buzz Aldrin.
Dernières années
Aimée de Heeren conserva une certaine vitalité une fois centenaire. Elle continuait à vivre entre ses 4 résidences. Une fête fut organisée à Biarritz pour ses 100 ans ; son âge étant alors secret, personne ne savait qu'il s'agissait de son 100e anniversaire.
À Paris, elle prenait des cours d'internet dans le Cybercafé de Paris (aujourd'hui Crèmerie de Paris) afin de rester dans l'actualité, ce qui inspira certains de ses amis comme le baron Alexis de Redé ou le baron Guy de Rothschild à en faire de même.
À 101 ans, elle effectua un voyage en ex-Yougoslavie pour assister à un anniversaire. À Biarritz, elle nageait dans l'océan Atlantique régulièrement jusqu'à l'âge de 102 ans[5].
Elle décéda à New York à l'âge de 103 ans.