Aimée du Buc de Rivery

fille de planteurs de la Martinique du XVIIIe siècle From Wikipedia, the free encyclopedia

Aimée du Buc de Rivery, née le [2] au Robert (au lieu-dit Pointe-Marlet) est une fille de planteurs de la Martinique. Elle est considérée par certains auteurs comme la sultane validé (Reine Mère) Nakchidil, mère du futur sultan ottoman Mahmoud II, une théorie rejetée par les spécialistes.

Descendants
Mahmoud II, selon une tradition sans fondement historique[1][réf. incomplète]
Faits en bref Naissance, Descendants ...
Aimée du Buc de Rivery
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Aimée du Buc de Rivery
Naissance
Le Robert, Martinique
Descendants
Mahmoud II, selon une tradition sans fondement historique[1][réf. incomplète]
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Origines familiales

Son père est Henri Jacob du Buc de Rivery, né le au Robert, mort le dans la même ville, planteur et propriétaire de l'habitation sucrerie la Pointe située à la Pointe-Royale au quartier du Robert, marié le au Robert à Marie Anne Arbousset-Beaufond (1739-1811), sa cousine[3].

Sa date de naissance varie selon les auteurs : Aimée du Buc de Rivery était née en 1766 à la Martinique[4] Aimée du Buc de Rivery, naquit en 1775 à la Pointe Royale[5] Née à La Martinique autour de 1773[6] naissance en 1768...  : âgée de 9 ans Aimée fille de Mr Dubuc et de Mlle Arbousset (ce qui donne comme date de naissance 1776) était de passage à Bordeaux[7].

Légende

Lors de son retour de France vers la Martinique (en 1788 selon certaines versions, plus tard ou plus tôt selon d'autres) son navire disparait. Selon une tradition répandue, elle aurait été enlevée par des pirates et emmenée à Alger pour y être vendue[8],[9],[10]. puis offerte par le dey d’Alger (Baba-Mohamed-Ben-Osman) au sultan (en général Abdul-Hamid Ier, mais certaines versions mentionnent Sélim III) et installée au harem du Palais de Topkapı à Constantinople sous le nom de « Nakchidil »[N 1]. Parfois convertie à la religion musulmane, élevée au rang de quatrième Kadine (quatrième épouse) et mère du futur sultan Mahmoud II, ou bien conservant sa religion catholique et son honneur en devenant la mère adoptive du sultan, elle serait devenue en 1808 Sultane validé[N 2].

Pour Jacques Petitjean Roget, historien et spécialiste de la Martinique, cette histoire est une légende inspirée par une pièce de théâtre et colportée par des membres de la famille. Dans son livre J'ai assassiné la sultane Validé, il livre la généalogie des Dubuc de la Martinique et critique les ouvrages parus sur le sujet[11]. Avant lui, Joseph Aubenas, dans Histoire de l'impératrice Joséphine cite Adrien Dessales (Histoire des Antilles) aucune demoiselle du Buc n'aurait pu, de par son âge, être cette sultane (consultation des archives versaillaises, où étaient envoyés tous les actes établis aux Antilles)[12].

Son cousin Gallet de Saint-Aurin lui aurait rendu visite dans le cadre d'accords entre la France et la Turquie. Ce dernier relate dans un courrier qu'il lui aurait parlé et que cette dernière aurait répondu en créole. Bouleversée, elle s'éloigna sans un mot[13].

Aimée aurait reçu, avec autorisation du sultan, les derniers sacrements de l’Église des mains du Père Chrysostôme (supérieur du couvent des Capucins à Constantinople)[14]. Selon J. Minassian, il s'agissait du père Alexis d'Arras moine capucin[15].

Le tombeau de la sultane validé Nakchidil se trouve dans l'actuel district de Fatih[16],[17] Naksh-i-dill elle-même, est morte en août ou début La sultane Validé, mère du Grand-Seigneur, vient de mourir d'une maladie de langueur[18].

Une autre sultane chrétienne ?

La Gazette de la Martinique du [N 3] signale la présence d'un prêtre catholique lors de la mort de la « sultane favorite », qui serait née dans une ville de Provence ; A-M Martin du Theil suppose (sans le justifier) que cette dernière serait la mère biologique de Mahmoud II et qu'Aimée en serait la mère adoptive[19],[20].

Annexes

Bibliographie

  • Jacques Petitjean Roget, J'ai assassiné la sultane Validé, Société d'Histoire de la Martinique, 1990 (430 pages)
  • Yvan Brunet du Buc de Mannetot, Si la Martinique m'était contée à travers l'histoire des chevaliers du Buc de la Normandie à la Martinique… en passant par la Turquie, Paris, Éditions du Buc, Paris.
  • Yvan Brunet du Buc de Mannetot avec la collaboration de Fabrice Renard-Marlet, la Saga des Du Buc, Éditions du Buc, Paris, 2013
  • Maurizio Costanza, La Mezzaluna sul filo - La riforma ottomana di Mahmûd II, Marcianum Press, Venezia, 2010 (appendix.1)
  • Charles Lambolez, Saint-Pierre - Martinique 1635-1902 : Annales des Antilles françaises – Journal et album de la Martinique, naissance, vie et mort de la cité créole – livre d’or de la charité, Paris, Berger-Levrault, , 224 p. (lire en ligne), p. 121-125
  • Christine Isom-Verhaaren, Royal French Women in the Ottoman Sultans' Harem: The Political Uses of Fabricated Accounts from the Sixteenth to the Twenty-first Century, in Journal of World History vol.17 num.2, 2006, p. 159-196
  • Anne-Marie Martin du Theil, Silhouettes et documents du XVIIIe siècle : Martinique, Périgord, Lyonnais, Ile-de-France, Périgueux, Imprimerie commerciale et administrative, , 142 p. (lire en ligne), p. 11 à 45

Romans

  • Michel de Grèce, La Nuit du Sérail, 1982.
  • Barbara Chase-Riboud La Grande Sultane, Albin Michel, 1987.
  • Anne-Marie Martin du Theil, La Belle Nak-Chidil ou Aimée de Rivery : grand roman historique, "Du Buc Ste Preuve" ; avant-propos par Claude Farrère, Bergerac, chez l'auteur, 1937.

Films

Notes et références

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