Akira Kazami
personnalité politique japonaise
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Akira Kazami (風見 章, Kazami Akira), né le à Mitsukaido et mort le , est un homme d’État japonais. Il exerce les fonctions de secrétaire général du premier cabinet Konoe (1937-1939)[1], puis celles de ministre de la Justice au sein du second gouvernement dirigé par le même prince (1940).
| Ministre de la Justice | |
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| Représentant du Japon |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 75 ans) |
| Nom dans la langue maternelle |
風見章 |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
| Parti politique | |
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| Distinction |
Biographie
Akira Kazami nait à Mitsukaido, localité alors rattachée à la préfecture d’Ibaraki — territoire correspondant de nos jours à la ville de Jōsō, dans la même circonscription administrative. En 1905, il est admis à l’université Waseda, où il intègre la filière d’excellence placée sous l’égide de Sugiura Jūgō[2]. En 1913, Kazami entre à l’Osaka Asahi Shimbun, organe de presse ultérieurement absorbé par le Asahi Shimbun ; il exerce parallèlement son activité de journaliste au sein du Kokusai Tsushin ainsi que du Shinano Mainichi Shimbun[2].
Carrière politique
À la suite d'un premier échec lors des élections législatives japonaises de 1928, Kazami accède à la députation en 1930 sous l'étiquette du Parti démocrate constitutionnel. Il s'affilie au Kokumin Dōmei en 1932, mais s'en distancie dès 1936 pour siéger parmi les indépendants[2]. Bien que dépourvu de lignage politique ou de fortune initiale, il est promu secrétaire général du premier cabinet Konoe en 1937, consécration d'un compagnonnage de plusieurs années au sein du Shōwa Kenkyūkai, l'organe de réflexion du prince[3]. Il assume cette charge jusqu'en janvier 1939. Appelé ultérieurement au sein de la seconde administration Konoe en 1940, il se voit confier le portefeuille de la Justice durant le second semestre de l'année, avant de résilier ses fonctions au terme d'un mandat de cinq mois[2].
Ayant renoncé à ses mandats, il se retire de la vie publique pour se consacrer à l’exploitation agricole. Écarté de la scène politique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il n’y fait retour qu’en 1951[2]. L’année suivante, il est élu à la Chambre des représentants, siégeant en qualité de non-inscrit. En 1955, il apporte son adhésion au Parti socialiste japonais. Cinq années plus tard, il prend part aux manifestations d’Anpo[2].
Il figure au nombre des signataires du pacte prescrivant la convocation d’une convention destinée à l’élaboration d’une constitution planétaire[4],[5]. En conséquence, pour la première fois dans les annales humaines, une Assemblée constituante mondiale se réunit aux fins de rédiger et d’adopter la loi fondamentale de la Fédération de la Terre[6].