Al-Adouani
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Oued Souf
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
XVIIe Oued Souf |
| Nom dans la langue maternelle |
محمد بن محمد بن عمر العدواني |
| Nom de naissance |
Mohamed ben Mohamed ben Omar Al-Adouani |
| Époque | |
| Activité |
Historien |
| Père |
Mohamed ben Omar |
| Religion |
Islam |
|---|---|
| Genre artistique |
Chroniques historiques |
Tārīkh al-ʿAdwānī |
Mohamed Ben Mohamed Ben Omar Al-Adouani (en arabe : محمد بن محمد بن عمر العدواني), également connu sous le nom d’Al-Adouani, est un historien originaire d’Oued Souf en Algérie, qui vécut entre le XVIe et le XVIIe. Il est principalement connu pour son ouvrage intitulé Tārīkh al-ʿAdwānī, considéré comme une source importante pour l’histoire du Sahara algérien et son environnement géographique à l’époque moderne.
Al-Adouani appartient à la tribu d'Adouane, une tribu arabe qaysite réputée du Sahara algérien. Il passa sa vie à Oued Souf, dans la région de la Sahara oriental. Certains auteurs le rattachent à Constantine en ajoutant à son nom l’épithète Al-Qusamṭīnī, alors qu’en réalité, il est né et mort à Oued Souf[1].
Selon les sources, il aurait été contemporain de plusieurs événements marquants de son époque, notamment[2],[3] :
- les guerres des tribus chaouïas contre les gouverneurs de Tunis et d’Algérie ;
- l’entrée des Ottomans à Constantine et dans la région du Zab.
Il était connu pour sa piété et son appartenance au courant soufi. Son œuvre la plus célèbre est le Tārīkh al-ʿAdwānī (Histoire d’Al-Adouani), considérée comme une source précieuse sur l’histoire du Sahara algérien à l’époque moderne, elle offre également des informations détaillées sur les tribus de l’Est algérien et de l’Ouest tunisien[2],[4].
Il vécut à El-Lajjah (Oued Souf), où il mourut et fut enterré au cimetière de Z’gam. Son tombeau est encore visible aujourd’hui[2].
Al-Adouani a voyagé à travers de nombreuses régions et résidé dans plusieurs villes. Ses écrits révèlent une culture vaste pour son époque : il connaît le Coran par cœur et s’appuie sur ses versets, il retient les récits historiques, rapporte des anecdotes, possède un solide bagage linguistique ainsi qu’un grand nombre de proverbes populaires. Quant à sa culture soufie, elle transparaît à travers ses propos sur la Chaâbiya et les cheikhs de la Qadiriyya, ainsi que dans ses récits imaginaires, que l’on qualifierait aujourd’hui de légendes ou de mythes[1].