Alain Bertho
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Alain Bertho, né en 1952, est un anthropologue français.
Professeur à l'Université de Paris VIII, il est directeur de l’École doctorale sciences sociales (2007-2013), directeur de la Maison des sciences de l’homme de Paris Nord depuis 2013 et ancien directeur du Master "Villes et nouveaux espaces européens de gouvernance" à l'Institut d'études européennes de l'Université Paris-VIII. Il est membre du Laboratoire Architecture Ville Urbanisme Environnement] (UMR 7218 - équipe AUS)[1]. Il préside la 20e section du Conseil national des universités (anthropologie biologique, ethnologie, préhistoire) de à 2015.
En 2008, il fonde avec Sylvain Lazarus l'Observatoire international des banlieues et des périphéries[2] au sein duquel il mène des enquêtes sur les banlieues au Brésil et au Sénégal.
Son site Anthropologie du présent[3] recense quotidiennement les émeutes dans le monde depuis l'année 2007. Le temps des émeutes est le titre du livre qu'il a écrit à partir de ce travail de recensement. Cet ouvrage est une analyse anthropologique de ce phénomène qui connaît un développement exponentiel et planétaire depuis quelques années[4].
Travaux
Ses travaux intellectuels se rapprochent des travaux du sociologue Zygmunt Bauman et du philosophe Giorgio Agamben.[réf. nécessaire] Il partage avec eux leur point de vue sur la forme contemporaine de la mondialisation et de l'État. Travaillant également sur les questions liées à la place des métropoles et des mouvements sociaux à l'ère de la mondialisation, il rejoint intellectuellement les travaux de la sociologue Saskia Sassen et de l'anthropologue Arjun Appadurai.[réf. nécessaire] Comme eux, il attache beaucoup d'importance aux « préoccupations « militantes », et donc une attention plus poussée aux formes collectives de subjectivité qui émergent »[5]. Les travaux de Toni Negri, notamment ceux engagés en collaboration avec Michael Hardt sur l'Empire[6] et la Multitude[7], font également partie de ses références.
Engagements
Après 27 ans d'engagement au Parti communiste français (PCF), notamment dans le mouvement des Refondateurs, il se met en congé du parti en 2003 puis le quitte l'année suivante[8].
