Alain Bucaille
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École polytechnique (à partir de ) |
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Alain Bucaille, né le à Paris 8e, est un homme d'affaires français. Il a notamment exercé la fonction de directeur général du groupe Hermès et celle de conseiller auprès de la présidente du directoire d'Areva, Anne Lauvergeon.
Il entre à l’École polytechnique en 1971, puis à l'École des mines de Paris, et il appartient au Corps des Mines.Il exerce plusieurs postes à l'international (dont en Nouvelle-Calédonie, comme directeur des mines et de l'énergie)[1], au Japon et Australie)[2].De retour en France dans les années 1980, il participe à l’instruction de plusieurs réformes fiscales (Crédit d'impôt recherche,Taxe professionnelle, IS)[2].Il est nommé rapporteur de la Commission Recherche & Innovation du 10e Plan[2].En 1989, il devient directeur au sein du groupe Lafarge (directeur de la stratégie et du développement, puis directeur général de la filiale Lafarge Fondu International en 1992[3], puis directeur de la Recherche et de l’Innovation en 1995)[4].En 1997, il devient directeur général du groupe Hermès, où il succède à Patrick Thomas qui est lui-même parti prendre la direction générale du groupe Lancaster[1]. Il préside la Commission de la lutte contre la Contrefaçon du Comité Colbert. En 2001, il est remplacé par Fabrice Boé-Dreyfus, un HEC et Loréalien qui sera rapidement remplacé à son tour[5],[6].En 2001, il devient conseiller spécial d’Anne Lauvergeon (présidente du directoire d'Areva)[7].En , il est nommé Directeur de la Recherche et de l'Innovation d’Areva[7].En 2011, il redevient conseiller spécial de Anne Lauvergeon, fonction reconduite avec la présidence de Luc Oursel.
Il enseigne par ailleurs à HEC de 2000 à 2010 sur l'histoire de la pensée, et en particulier sur le lien entre le rationnel et l'émotionnel[2], puis à partir de 2011 sur les questions énergétiques[8].
Il enseigne à l’Imperial College London (comme “Visiting Professor”) sur le thème du climat et des mutations technologiques du secteur de l’énergie. Il a à ce titre produit () un document « A global legal framework to meet the Climate Change Challenges » (« Un cadre juridique global pour relever les défis du changement climatique »), présenté au laboratoire des énergies futures (Energy Futures Lab) de l’Imperial College London[9].
Prises de position
En termes de prospective de l'industrie nucléaire, Alain Bucaille estime que « Au-dessus de deux mille réacteurs en service, la mise en œuvre de la technologie des réacteurs à neutrons rapides deviendrait « quasi indispensable » ou « beaucoup plus nécessaire » »[10]. Il estime toutefois que les réacteurs à neutrons rapides auront un coût « plus proche de six milliards d’euros que des un ou deux milliards couramment annoncés »[10].
Selon lui, le nucléaire pourrait être relancé par la demande en électricité du parc de véhicules électriques et « la mise en œuvre imminente, par la Chine, de nouvelles technologies de captation et de recyclage du CO2 (méthanation, qui permettrait aussi de stocker des énergies intermittentes, mais encore au « stade de recherche préalable »[11]), à des fins de production de pétrole de synthèse, selon un principe comparable à celui de la liquéfaction du charbon; les désordres financiers mondiaux incitent en effet les Chinois à investir une part plus importante de leurs disponibilités vers cette piste d’un haut niveau d’intérêt stratégique »[10].
