Alain Labrousse
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Alain Maurice Labrousse |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Alain Labrousse, né le à Libourne et mort le à Paris, est un journaliste, sociologue et géopolitologue français, spécialiste de la géopolitique des drogues et de l'Amérique latine.
Il fut fondateur et le directeur de l'Observatoire géopolitique des drogues (OGD). En 2002, Il devient consultant auprès de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et de l’Union européenne. Il est aussi membre de l'Observatoire de la criminalité internationale (OGCI, université de Liège). Il est éditeur de la revue Drogues Trafic International. Et il publie des articles à la revue française Politique internationale.
Ses travaux sont reconnus depuis la publication en 1971 de Les Tupamaros. Guérilla urbaine en Uruguay, puis, sur le domaine des drogues avec 1986 de Coca Coke et jusqu'à présent du premier Dictionnaire géopolitique des drogues, aidé de 70 experts dans une centaine de pays.
Alain Labrousse naît en 1937[1].
Il réussit son doctorat en lettres à Bordeaux puis en sociologie à Paris I. Il enseigne pendant cinq ans au lycée français de Montevideo en Uruguay (1965-1970) et deux ans au Maroc (1969-1971). Il poursuivra son travail ou vivra en Amérique latine jusqu'en 1985, qui donnera lieu à une demi-douzaine d’ouvrages sur les mouvements sociopolitiques du cône Sud de l’Amérique latine (les Tupamaros d’Uruguay, le Chili de l’Unité populaire, l’Argentine du retour de Juan Perón) et les mouvements indiens des pays andins (1981-1985) ainsi que sur la guérilla maoïste du Sentier lumineux du Pérou (1989).
Le "chapitre Tupamaros" et ses liens importants à l'Uruguay constituent une étape importante de sa vie. Elle commence quand il est jeune coopérant du lycée Français de Montevideo, en 1965. Il observe alors avec admiration la naissance de la guérilla urbaine à laquelle il consacre son premier et plus important ouvrage (publié par Le Seuil en 1971 puis traduit à de nombreuses langues dont l'espagnol et l'anglais. De retour en France dès 1970, il fonde et dirige le Comité de défense des prisonniers politiques de l'Uruguay (CDPPU) pour dénoncer la torture pratiquée massivement bien avant le coup d’État de 1973 qui soumis l'Uruguay à une dictature civico-militaire jusqu'en 1985. Puis, avec le retour à la démocratie il revient en Uruguay, ce qui donnera lieu à ces deux dernières publications, l'une d'entre elles avec le sociologue franco-uruguayen Denis Merklen avec lequel il se lie d'amitié. Les deux sont liées à l'arrivée au pouvoir des anciens guérilleros dans le cadre d'une alliance de gauche: L'Uruguay gouverné à gauche, une voie singulière en Amérique latine[2]?
À la suite de ses recherches sur « Identité indienne et mobilisation politique », notamment en Bolivie et au Pérou, Alain Labrousse s’est intéressé à la feuille de coca et à la géopolitique des drogues, matière de plusieurs ouvrages dont Coca Coke.
Constatant la pauvreté de l'information sur les drogues, notamment sur l'Asie centrale, Alain Labrousse fonde, puis dirige l’Observatoire géopolitique des drogues (OGD) de 1990 à 2000, date à laquelle l'observatoire prend fin par souci financier. Il suivit donc l’évolution de la situation des drogues, d'abord au Pakistan, puis en Afghanistan où il a fait quatre séjours entre 1992 et 2001. En vue de la rédaction de son livre Afghanistan, opium de guerre, opium de paix (2005), il a passé de deux mois (avril-) dans différentes régions de ce pays.
Alain Labrousse travaille comme expert indépendant dans le domaine des drogues, notamment auprès de l’Union européenne. À partir de 2005, il est membre du collège scientifique de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et secrétaire du conseil d’administration de la Mission d’aide aux économies rurales en Afghanistan (MADERA).
Il meurt le , à l'âge de 79 ans[3].
Une page Facebook Observatoire Géopolitique des Drogues lui est dédiée[4].
