Alain Renaut

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Alain Renaut, né le à Courbevoie (Hauts-de-Seine), est un philosophe français, spécialiste de Kant et Fichte et de philosophie politique.

Parcours

Ancien élève de l'École normale supérieure (1969), Alain Renaut a enseigné au lycée à Pontoise, à l'université de Nantes (1984-1994) puis à l'université Paris IV-Sorbonne jusqu'en 2016[1]. Il a publié de nombreux ouvrages de philosophie, dont quelques-uns avec Luc Ferry, comme La Pensée 68 en 1985, livre polémique contre les philosophies postmodernes, qualifiées d'« anti-humanistes[2] ».

Il est spécialiste des philosophes allemands Kant et de Fichte, dont il a traduit plusieurs ouvrages comme la Critique de la raison pure, la Critique de la faculté de juger, la Métaphysique des mœurs pour le premier, et le Fondement du droit naturel pour le second. Son domaine de prédilection est la philosophie politique et morale. Ses options s'inscrivent dans la tradition d'un libéralisme politique et moral, politiquement proche du socialisme libéral[réf. nécessaire].

Travaux sur l'enseignement

En 1999, Claude Allègre lui confie la refonte du programme de philosophie en terminale[3]. Alain Renaut dirige le Groupe technique disciplinaire (GTD Renaut) chargé de rénover un programme qui n'a pratiquement pas changé depuis 1973. Le programme élaboré par Alain Renaut propose quelques innovations ; en plus des notions, il propose des « questions à ancrage contemporain » permettant de préciser les connaissances à apprendre aux élèves et exigées d'eux au baccalauréat. Il propose également de préciser ce qui est attendu des élèves en termes d'argumentation au sein de la dissertation. Le projet de programme de Renaut obtient le soutien (parfois critique) des syndicats et des associations de parents d'élèves[4], mais l'inspection de philosophie, l'APPEP et le « Collectif pour l'enseignement philosophique » s'opposent au projet[5]. Malgré son approbation par le Conseil national des programmes, puis sa validation par le Conseil supérieur de l'éducation le , son institution finit par échouer. Alain Renaut décide alors de démissionner, pour être remplacé par Michel Fichant[6] qui parviendra à imposer un autre programme, plus consensuel, malgré les critiques du CNP[7].

Alain Renaut a également participé à la commission de réflexion sur l'avenir du personnel de l'enseignement supérieur, présidée par le conseiller d'État Rémy Schwartz, qui a rendu son rapport public en [8],[9].

Publications

Notes et références

Annexes

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