Alain de Krassny, né à Nice en 1942, est un ingénieur chimiste et industriel franco-autrichien. Il est notamment connu pour le redressement industriel des entreprises Donau Chemie(de) et Kem One, ce dernier mené de 2013 à 2021.
Alain de Krassny naît à Nice en 1942[1] de François et Marie-Louise de Krassny[2].
Il suit des études en France et aux États-Unis avant d'entrer chez Rhône-Poulenc[3].
Carrière de dirigeant dans la chimie
Nommé président-directeur général de la filiale autrichienne Donau Chemie(de) de Rhône-Poulenc, il la rachète par le biais d'une fondation familiale de droit autrichien pour pouvoir la transmettre sans droits de succession trop élevés à sa famille. Il mène ensuite le redressement de l'entreprise qui redevient rentable[2],[3].
En 2013, avec l'aide du fonds américain OpenGate Capital, il rachète l'entreprise française Kem One, ex-filiale d'Arkema, alors en redressement judiciaire. Bénéficiant d'une forte confiance des salariés, il redresse en neuf ans l'entreprise, qui dégage des bénéfice importants et redevient en 2021 un acteur industriel de premier plan, deuxième producteur européen de PVC, avec un chiffre d'affaire d'un milliard d'euros et un bénéfice annuel de 190 millions d'euros[3]. Ce redressement passe notamment par un investissement très important, à hauteur d'environ 500 millions d'euros, notamment pour convertir en 2017 l’électrolyse chlore-soude de l'usine de Lavéra, pour construire un terminal de stockage éthylénier à Fos-sur-Mer en 2021, enfin pour passer à une solution électrolytique à Fos-sur-Mer[4].
En 2021, le fonds américain Apollo Global Management lui propose le rachat de l'entreprise, valorisée à 710 millions d'euros. Alain de Krassny s'était engagé lors de la reprise de 2013 à un intéressement des salariés à hauteur de 10% des bénéfices, soit 71 millions d'euros pour les employés, ce qui correspond environ à 54 000 euros par salarié. Toutefois l'État français considère cette prime exceptionnelle comme un salaire, ponctionné en conséquence, ce qui le réduit de moitié. D'autre part les syndicats, s'ils saluent le geste, déplorent la grande complexité de sa mise en œuvre du fait des situations particulières. Enfin beaucoup de salariés son inquiets de la future gestion par Apollo et estiment qu'ils auraient préféré ne pas bénéficier de la prime et conserver Alain de Krassny aux commandes de l'entreprise[3],[5].
↑Dominique Largeron, «Après l’avoir redressé, Alain de Krassny vend le chimiste lyonnais Kem One au Fonds américain Apollo», Lyon-Entreprises, (lire en ligne).