Albergement

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L’albergement est un contrat féodal par lequel un paysan  tenanciers libres ou serfs albergataires[1]  recevait d'un seigneur une terre pour une longue période moyennant une redevance annuelle, appelée introge[2],[1]. Cette forme de tenure était l'équivalent d'une location ou bail emphytéotique ou emphytéose[3].

Ce terme était essentiellement utilisé au Moyen Âge dans le Dauphiné et en Savoie[4]. Les bénéficiaires d'un albergement pouvaient être appelés les « albergers ».

L'historien Pierre Duparc note, dans son article « Les tenures en hébergement et en abergement », que les deux termes sont apparus tous deux au plus tôt vers le XIe siècle, trouvant leur formation dans les verbes « heberger - esbergier » et « haberger - abergier »[5]. La racine de ces mots est germanique avec un sens de « loger » ou « camper »[6]. Ces mots connaîtront un certain nombre de dérivés selon les régions et notamment dans le sud-est où il prendra la forme de « albergum » et notamment le « sens de maison, famille, tènement et même de fief, seigneurie »[3],[7].

Les historiens et époux Leguay indiquent que le terme d'« albergement » se distingue de celui de « abergement » ou « hostice »[1]. Il semble être l'équivalent d'albergum mais avec un « sens d'exploitation ou de famille » comme en Savoie ou en Suisse[7]. Le comtois, Théophile Perrenot, publie en 1942 un livre sur La toponymie burgonde dans lequel il indique : « Hariberga (...). En Burgondie, le mot est devenu abergamentum, puis abergement, albergement, fréquent dans le Doubs, le Jura, la Côte-d'Or, l'Ain, la Suisse romande »[6].

Sens dérivé

Voir aussi

Notes et références

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