Albert Aubry

personnalité politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Albert Aubry[1], né le à Malestroit (Morbihan) et mort à Paris 5e[2], est un homme politique et résistant français, membre de la SFIO. Premier député socialiste d’Ille-et-Vilaine, il siège à la Chambre des députés de 1919 à 1924 puis, sous la IVe République, de 1945 à sa mort en 1951.

Faits en bref Fonctions, Député français ...
Albert Aubry
Fonctions
Député français

(5 ans, 9 mois et 5 jours)
Élection 21 octobre 1945
Réélection 2 juin 1946
10 novembre 1946
17 juin 1951
Circonscription Ille-et-Vilaine
Législature Ire Constituante
IIe Constituante
Ire, IIe et IIIe (Quatrième République)
Groupe politique SOC

(4 ans, 5 mois et 13 jours)
Élection 16 novembre 1919
Circonscription Ille-et-Vilaine
Législature XIIe (Troisième République)
Groupe politique SOC
Biographie
Nom de naissance Albert, Jules, Marie Aubry
Date de naissance
Lieu de naissance Malestroit
Date de décès (à 58 ans)
Lieu de décès 5e arrondissement de Paris
Nationalité Française
Parti politique SFIO
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Biographie

Albert Aubry vient d'une famille de 14 enfants dont le père est bourrelier, compagnon de France, il devient ensuite le leader syndical à l'Arsenal de Rennes. Sa mère, nommée Marie-Joseph Thétiot, commerçante, et issue d'une famille de vieille souche malestroyenne.

A ses débuts dans l’enseignement, en 1912, instituteur adjoint au Tronchet, il fut le plus actif d'un petit groupe de maîtres qui venaient de fonder une section syndicale d’instituteurs et d’institutrices adhérente à la CGT.

Entré à l'école dite normale, devenu instituteur, il est mobilisé en 1914 en tant que soldat de deuxième classe pour la Première Guerre mondiale ; il s'y comporte d'une façon glorieuse[3].

Il est élu député socialiste d’Ille-et-Vilaine de 1919 à 1924 et très actif dans cette responsabilité. Il participe notamment à la mise en place de la loi instaurant le droit à réparations pour les victimes de guerre.

En 1924, il reprend son activité d'instituteur, puis devient conseiller municipal SFIO de Rennes, et enfin inspecteur de l'enseignement en Indochine, de 1926 à 1931.

Après la débâcle de 1940 pendant laquelle il est capitaine de char, il entre en résistance, dans le mouvement Libération-Nord et le réseau Confrérie Notre-Dame-de-Castille. Mais, arrêté par la Gestapo, il est alors déporté au camp de concentration de Neuengamme[4]. Au camp, il voit mourir le résistant socialiste Honoré Commeurec. Albert Aubry est pour sa part libéré à la fin de la guerre, en [5].

Il est à nouveau député de 1945 à 1951 ; il est l'artisan du statut des déportés.

Vie privée

Il est l'époux de Renée Aubry, née Marché, morte en 2016, qui a également été résistante et militante socialiste[6].

Distinctions

Hommages

Plaque 37 rue Rousselet (Paris).

Plusieurs villes de Bretagne ont donné son nom à une rue, on peut citer notamment Le Tronchet, Malestroit[8], Rennes[9].

Une plaque commémorative lui rend hommage 37 rue Rousselet (7e arrondissement de Paris), où il vécut.

Notes et références

Sources et bibliographie

Liens externes

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