Entré en politique, il siège à la section tunisienne du Grand Conseil (1934-1935, 1943-1945 et 1945-1951), où il est rapporteur du budget (1934-1945) et président de la commission législative (à partir de 1946)[1]. Il siège par ailleurs au Conseil municipal de Tunis (1938-1943 et 1943-1945)[1].
Passé dans la clandestinité durant l'occupation de la Tunisie par l'Axe, de novembre 1942 à mai 1943, il maintient de bonnes relations avec les nationalistes tunisiens et les autorités du protectorat français[1]. Signataire en octobre 1944 d'un manifeste réclamant l'autonomie interne de la Tunisie[2], il est l'un des quatre rapporteurs de l'assemblée des Quarante qui rejette les réformes proposées par le résident généralJean de Hauteclocque.
En 1954-1955, il est membre de la délégation tunisienne chargée de négocier la convention sur l'autonomie interne[1]. Une fois celle-ci accordée, Bessis entre dans le gouvernement de Tahar Ben Ammar, le , comme ministre de l'Urbanisme[3]. Remplacé par André Barouch le , il est élu à l'Assemblée nationale sur la liste du Néo-Destour et y siège jusqu'à son retrait en 1969[1],[2].