Albert Dutry

critique d'art et peintre belge From Wikipedia, the free encyclopedia

Albert Dutry, né le à Gand et mort le dans la même ville est un journaliste, artiste peintre, avocat, magistrat et homme politique belge, surtout connu comme un critique d'art influent, en particulier dans sa ville natale.

Naissance
Décès
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GandVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Albert Henri Justin DutryVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Albert Dutry
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 57 ans)
GandVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Albert Henri Justin DutryVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Marie Dutry-Tibbaut (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Edmond Dutry (d)
Jean-Marie Dutry (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Portrait d'Albert Dutry par Theo van Rysselberghe en 1881[1].

Albert-Henri-Justin Dutry est le fils d'Edmond Dutry, négociant en denrées coloniales, et d'Hortense Joos. Parallèlement à des études de droit à l’Université de Gand, il suit une formation en arts plastiques. Épris d’art et de littérature, il se lie d’amitié avec de nombreux jeunes écrivains et débute une carrière de journaliste. Il devient rédacteur en chef de l’hebdomadaire catholique L’Impartial. À ce titre, il figure sur la liste des membres fondateurs de l’Association de la presse belge en 1885[2]. Influencé par son milieu familial, il rédige en 1886 quelques essais sur les intérêts commerciaux du pays.

Il s’oriente ensuite vers la critique artistique, qu’il combine avec des recherches archéologiques et historiques. Il est ainsi l’un des principaux organisateurs de l’Exposition d’art héraldique et des Armoiries des Chevaliers de la Toison d’Or qui se tient en 1889 et écrit à cette occasion un ouvrage sur les chapitres de l’Ordre tenus à Gand. À partir de 1890, il devient l’un des principaux critiques d’art à Gand. Outre plusieurs monographies, il collabore à différents périodiques catholiques : Le Magasin littéraire et scientifique, L’Indépendant, Le Passant et Le Bien Public. En 1892, il cofonde et devient rédacteur en chef de la revue d’art Le Drapeau : revue littéraire et artistique des jeunes catholiques, qui donnera naissance en 1894 à Durendal. Il exerce ainsi une influence déterminante sur la révolution qui se manifeste à l’époque dans le goût artistique de la jeunesse catholique[3]. En 1893, il participe à la constitution du Cercle historique et archéologique de Gand, dont il sera administrateur en 1903 et secrétaire de 1904 à 1906[4].

Le 28 mai 1893, il est élu conseiller provincial du canton de Waarschoot pour le Parti catholique mais démissionne quelques mois plus tard, lorsqu’il est nommé juge de paix à Lokeren. Il y devient membre de la commission de l’académie qui, sous son impulsion, fut transformée en école professionnelle. Il y est également fondateur d’un petit musée communal.

Le 8 décembre 1894, il épouse Marie Tibbaut, soeur de l'homme politique Émile Tibbaut et artiste peintre[5]. Sous son influence, il se lance lui-même dans la peinture. Peintre amateur, il brosse surtout des paysages. A partir de 1902, il expose régulièrement au Cercle artistique et littéraire de Gand, mais participe aussi au Salon triennal des Beaux-arts de Bruxelles de 1903 et à l'Exposition générale des Beaux-arts de Bruxelles de 1907[6]. Le journal La Flandre Libérale décrit son style comme opposé à celui des luministes, « en somme, une régression artistique, un retour vers l’art un peu élégiaque des Den Duyts, des Coosemans, des Boulanger et même, par l’amour qu’il a pour les beaux arbres, vers l’art des Théodore Rousseau... »[7].

Portrait d'Albert Dutry par Prosper Böss en 1912

En 1903, il devient juge de paix du 3e canton de Gand où il s’installe avec sa famille rue des Thérésiennes (Theresianenstraat). Membre de la commission directrice du musée des Beaux-arts de Gand, il participe à la publication du nouveau catalogue qui paraît en juin 1909 et organise les rétrospectives des peintres Theo Bogaert (1850-1900) et Gustave Vanaise. Il s’intéresse ensuite à l’esthétique rurale . Vice-président de la Commission pour l’embellissement de la vie rurale, il collabore à l’organisation de la section « Village moderne » de l’Exposition universelle de Gand de 1913. Il est aussi nommé membre correspondant de la Commission royale des monuments et sites.

Pendant la Première Guerre mondiale, il organise les expositions du Jouet et du Bibelot d’art et devient vice-président du Secours discret . Il décède le 12 janvier 1918 et est inhumé au Campo Santo à Mont-Saint-Amand. Après sa mort, un comité se crée ayant pour but d’élever par souscription un monument sur sa tombe : un Christ en croix du sculpteur Oscar Sinia (1877-1956).

Il est le père d'Edmond Dutry, artiste peintre et de Jean-Marie Dutry, artiste peinte et sculpteur.

Publications

Essais commerciaux

  • Brésil : Notes historiques, géographiques et politiques, ses produits, relations commerciales avec la Belgique, Gand, Leliaert, 1886
  • Des relations commerciales possibles entre la Belgique et la Serbie, Gand, Leliaert, 1886
  • Les États-unis de Venezuela au point de vue de leurs rapports commerciaux avec la Belgique, Gand, Leliaert, 1886
  • Libéria : son histoire, sa constitution et ses ressources commerciales, Gand, Leliaert, 1886

Monographies d'art

  • Catalogue de l'exposition d'art héraldique et des armoiries des Chevaliers de la Toison d'Or: au profit de l'œuvre de l'hospitalité de nuit, à Gand, Gand, Leliaert, Siffer et Cie, 1889
  • Armoiries des chevaliers de la Toison d'Or (chapitres tenus à Gand), Gand, Leliaert, Siffer et Cie, 1889
  • Note d’art, À propos du Salon de Bruxelles, Gand, Siffer, 1890
  • La jeune fille dans l'art, Gand, Siffer, 1891
  • Les peintres du peuple, J. F. Millet, Gand, Siffer, 1892
  • Jozef Israëls, Gand, Siffer, 1892
  • Le Salon de Gand, Gand, Siffer, 1892
  • Notes d'art : Pastel & Pastellistes, Gand, Siffer, 1892
  • Les peintres du peuple (1ère série), Gand, Siffer, 1894
  • Un frère flamand de Corot : César De Cock, Gand, Siffer, 1895
  • Gustave Vanaise, Anvers, Buschmann, 1903
  • Jules De Bruycker, Bruxelles, Bulens, 1906
  • Jours de recueillement, Gand, Siffer, 1909
  • L'art à la ferme : quelques conseils pratiques, Gand, De Scheemaecker, 1911
  • Coup d'œil sur l'exposition de Gand, Bruxelles, Goemaere, 1913
  • Maisons rurales du type traditionnel flamand, Gand, Heins, 1915 (en collaboration avec Armand Heins)

Articles

Outre de nombreux articles dans les périodiques auxquels il collaborait, on peut citer:

  • Statistique des piloris, perrons, pierres de justice et croix de marchés : canton judiciaire de Lokeren (Lokeren, Exaerde, Dacknam), Annales du Cercle historique et archéologique de Gand, 2e année, 1895-1896, p. 52-56
  • L'Art photographique contemporain, Bulletin de l'Association belge de Photographie, vol. 29, n° 10, 1902, p. 605.

Distinctions honorifiques

Notes et références

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