Albert Lefébure, né le à Paris et mort le à Thonnelle (Meuse), est un homme politique français.
Albert Lefébure était fils de fabricant de colle forte à Paris mais sa profession n'est pas bien connue, il indique dans sa biographie qu'il était publiciste en 1883 mais d'autres sources indiquent qu'il était vendeur de bijoux. Il devint secrétaire du député de Paris Stephen Pichon entre 1887 et 1891, puis chef du cabinet du gouverneur général de l'Algérie en , il est ensuite sous-préfet de Tizi Ouzou en novembre de la même année, puis de Montmédy en jusqu'en . Il accède ensuite à la fonction de secrétaire général de la Somme. Il se présente aux élections législatives de 1902 en Meuse dans l'arrondissement de Montmédy contre Albert de Benoist sur la demande du président du ConseilPierre Waldeck-Rousseau mais échoue. Après cet échec, il se démet de son mandat de maire obtenu en 1901 et reprend sa carrière administrative. Le , il est nommé secrétaire général de la Manche puis en , il devient sous-préfet de Péronne. Cependant, en , sa femme, neurasthémique se suicida. Les comités républicains de Montmédy préparait cependant déjà les élections de 1906. Le , il fut nommé sous-préfet de l'arrondissement de Pontoise, et le même jour, secrétaire général de la Seine-et-Marne ainsi que préfet honoraire en disponibilité. Il peut alors se consacrer à la campagne électorale d'avril. Cette fois il parvint à battre de Benoist. Il siégea au groupe de la Gauche radicale. En 1907, il est aussi élu conseiller général de la Meuse contre de Benoist et il redevient maire de Thonnelle où il s'y installe. À la Chambre, il est très actif discutant sur les budgets, intervenant sur des questions de défenses, de service militaire, des douanes et proteste contre la cession du Congo en 1911. On lui proposa deux fois un poste ministérielle mais refusa. Le , Lefébure est élu président du conseil général après l'élection à la Présidence de la République de Raymond Poincaré. Finalement en octobre, il demanda à réintégrer l'administration préfectorale, il est alors nommé préfet d'Alger le . Il est mis en retraite le pour raison de santé.
Sources
«Albert Lefébure», dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]