Élections législatives françaises de 1906

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Typed’électionÉlections législatives
Inscrits11 593 458
Votants9 278 588
Élections législatives françaises de 1906
592 députés à la Chambre des députés
et
Type d’élection Élections législatives
Corps électoral et résultats
Inscrits 11 593 458
Votants 9 278 588
80,03% en augmentation 4
Parti républicain radical  Ferdinand Sarrien
Voix 2 514 508
29,20%
en augmentation 7,3
Députés élus 141 en augmentation 12
Conservateurs  Philippe d'Orléans
Voix 1 955 185
22,70%
en augmentation 2,3
Députés élus 136 en augmentation 21
Fédération républicaine  Alexandre Ribot
Voix 1 864 557
21,70%
en augmentation 0,7
Députés élus 135 en augmentation 13
SFIO  Jean Jaurès
Voix 877 221
10,20%
en augmentation 2,9
Députés élus 78 en augmentation 35
Alliance républicaine démocratique  Raymond Poincaré
Voix 703 912
8,20%
en diminution 2,3
Députés élus 54 en diminution 8
Radicaux indépendants  Georges Clemenceau
Voix 692 029
8,00%
en diminution 9,7
Députés élus 48 en diminution 56
Composition de la Chambre des députés
Diagramme
  • SFIO : 78 sièges
  • Parti radical : 141 sièges
  • Radicaux indépendants : 48 sièges
  • Alliance démocratique : 54 sièges
  • Fédération républicaine : 135 sièges
  • Conservateurs : 136 sièges
Gouvernement
Sortant Élu
Sarrien
Radical
Sarrien
Radical
Législature élue
Neuvième de la IIIe République

Les élections législatives de 1906 ont eu lieu les et .

Les précédentes élections (1902) ont donné la majorité au bloc des gauches. Le gouvernement du radical Émile Combes, soutenu par cette majorité, fait passer la loi sur les associations et celle de séparation des Églises et de l'État (1905). L'Affaire Dreyfus qui a bouleversé la vie politique du pays touche à sa fin, Alfred Dreyfus étant réhabilité en , quelques mois après les législatives.

Système électoral

Les élections se déroulent au scrutin uninominal à deux tours par arrondissements (loi du 13 février 1889).

Résultats

Résultat des législatives françaises de 1906[1]
Partis Voix % Sièges
Parti républicain radical 2 514 508 29,2 141
Conservateurs 1 955 185 22,7 136
Fédération républicaine 1 864 557 21,7 135
Section française de l'Internationale ouvrière 877 221 10,2 78
Alliance républicaine démocratique 703 912 8,2 54
Radicaux indépendants 692 029 8,0 48
Total 9 278 588 100 592
Abstentions 2 252 662 19,43
Inscrits / participation 11 593 458 80,03

Analyse

Ces élections sont un nouveau succès pour la majorité sortante de gauche qui progresse en sièges. Cette progression est le fait des radicaux-socialistes comme des républicains de gauche. À l'inverse, les radicaux indépendants perdent quelques sièges. Ces changements font des radicaux-socialistes la première force de l'Assemblée, devant les radicaux indépendants. De la même manière, les socialistes progressent, et notamment la SFIO qui obtient plusieurs dizaines de sièges un an seulement après sa fondation (1905). Concomitamment, les socialistes indépendants parviennent à se faire élire dans 21 circonscriptions, en grande majorité dans le Sud-Est, emmenés par un ex-maire de Lyon, l'autoritaire mais actif Jean-Victor Augagneur. Enfin, ces élections sont une défaite pour la droite conservatrice qui recule fortement, et ce malgré les bons résultats des Libéraux.

Le radicalisme s'installe dans une vaste zone du pays, allant de l'est du Bassin parisien et du Centre à l'Est franc-comtois et au Sud-Est, relié lui-même au Sud-Ouest par le Languedoc. Au contraire, les antiministériels n'ont plus que deux zones de force dans la carte de France: de l'Ouest au Nord d'une part, et, déjà morcelé, le sud-est du Massif central. Quant aux conquêtes nationalistes de 1902, elles se réduisent à des circonscriptions isolées.

IXe législature

Notes et références

Voir aussi

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