Vers l'âge d'environ 17 ans, il travaille dans les bureaux du journal boulangisteLe Pilori[2].
En 1901, il est élu trésorier de la Fédération des Bourses (du travail), avant de devenir celui de la CGT, en 1904. Lors du Congrès de la CGT tenu à Amiens en 1906), il est un des signataires de l'ordre-du-jour syndicaliste révolutionnaire, qui adopté très majoritairement[3], devient la Charte d'Amiens. Trésorier de la CGT, il est emprisonné durant dix-huit mois à la suite d'une condamnation pour «incitation à la violence». Quand il sort de prison en , il accuse celui qui tenait les comptes en son absence, de négligence, voire de malversation[4],[5] Ce remplaçant n'est autre que le secrétaire général, Victor Griffuelhes. Peu enclin à admettre des critiques, Victor Griffuelhes démissionne en . Albert Lévy fait de même pour la trésorerie, et quitte peu après le mouvement syndical. Les syndicalistes[6] accusent Lévy d'avoir été à la solde d'Aristide Briand, ancien propagandiste de la «Grève générale», devenu ministre dans le gouvernement Clemenceau. Les historiens[7] n'infirment pas cette accusation, qui toutefois manque de preuves formelles. Le fait qu'Albert Lévy soit alors un des rares dirigeants d'origine juive à la tête de la CGT a fait naître le soupçon d'antisémitisme à son égard[8].
↑«Il y a cent ans, la Charte d'Amiens», Bernard Vivier, Institut CGT d'Histoire supérieur du travail, 2006, liste des signataires de l'«ordre du jour Griffuelhes».
↑Dictionnaire biographique..., déjà cité et Georges Lefranc, Le mouvement syndical sous la Troisième République, p.148.