Albert Rolland
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Albert ROLLAND |
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Albert Rolland, né le à Brest (Finistère), fusillé le à la forteresse du Mont-Valérien, est un résistant français de la Seconde Guerre mondiale mort pour la France.
Albert François Rolland est né le à Brest, 8 rue Traverse. Il est le fils de Jean Rolland et de Marie Héliès. Le , il épouse Louise Laurans, 18 ans. De leur union naît un fils, Christian. Le , Louise Laurans meurt de maladie à son domicile à Brest.
Albert Rolland, des tracts aux sabotages contre l'occupant allemand
Son entrée en résistance
Albert Rolland travaille à l'atelier des bâtiments en fer de l'Arsenal de Brest dès le . Il a 14 ans. Il y exerce la profession de forgeron. En 1936, il devient délégué syndical de l'Arsenal et adhère au Parti communiste français. Il s'occupera par la suite de l'organisation clandestine de la confédération générale du travail (C.G.T.) à l'arsenal de Brest, reconstituée en toute illégalité.
Sous l'occupation allemande, dès 1940, il devient propagandiste résistant. Il diffuse des journaux et des tracts du parti communiste, notamment en faveur des emprisonnés politiques selon la police française à l'époque. La nuit, il participe à des actes de défiance à l'encontre de l'occupant par des inscriptions anti-allemandes sur les murs de Brest et ce, malgré les couvre-feu imposés par les autorités allemandes.
En octobre et , il participe avec le groupe de Pierre Corre, dont il devient l'un des principaux adjoints, à l'organisation de grèves patriotiques à l'arsenal de Brest pour protester contre des exécutions de membres d'un groupe de résistants appelé groupe Élie.
Sa participation à des actes de sabotages contre les Allemands
Le , il participe aux sabotages de sous-stations électriques à l'arsenal. Trois sous-stations seront détruites dont l'une par le groupe Yves Prigent, Guy Dorgou et Albert Rolland. En , il devient membre des francs-tireurs et partisans (FTP). Il va prendre alors part à de nombreuses actions anti-allemandes. Un dépôt d'armes et d'explosifs est alors constitué à son domicile.
Au mois de , avec l'aide de Joseph Ropars, il fait sauter un central téléphonique allemand dans le quartier de Saint-Marc à Brest. À cette époque, Saint-Marc était une commune à part entière.
Au mois de , un local allemand explose à Brest. La bombe artisanale est fabriquée à base de plastic par Albert Rolland. C'est la première fois qu'il dispose de cette matière mais par la suite, seront préférées la mélinite, la tolamite, la cordite ou la traditionnelle dynamite. Cette dernière est récupérée dans les carrières avoisinantes.
La célébration de la fête nationale est interdite le par les Allemands avec l'accord du maréchal Pétain. Albert Rolland participe alors aux sabotages dits « commémoratifs » du , décidés par le parti communiste. Ainsi, des machines de la station de pompage hydraulique de l'arsenal de Brest sont endommagées.
Au mois de , Albert Rolland et ses compagnons de résistance décident de faire sauter la Maison de Hitler, où sont exposés des portraits des hauts personnages nazis. L'attentat n'aura pas lieu en raison d'un dysfonctionnement du système de mise à feu de l'explosif. Durant le même mois, ils réussiront à faire exploser à la dynamite un pylône électrique qui sert à alimenter la commune de Saint-Marc. Le , Albert Rolland participe à l'attentat du Gasthaus des officiers de la Kriegsmarine qui fait un nombre élevé de morts et de blessés.
