Albert Yande
personnalité politique et écrivain en langue gaumaise
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Biographie
Albert Yande est fonctionnaire à l'administration provinciale du Luxembourg, où il termine sa carrière comme directeur.
Sa carrière d’écrivain dialectal commence tardivement. Il a 42 ans lorsqu’il soumet ses premiers textes à divers concours. Et ceux-ci sont d’emblée plébiscités. Il s’essaye à toutes les formes : le théâtre, le conte, mais surtout la poésie, qui emporte sa préférence. Sa première pièce, publiée en 1953 et intitulée La térêsse èt lès-élèctians, s’intéresse aux manœuvres électorales dans les petits villages et remporte un franc succès[1].
En 1954, il rédige son premier recueil de poésie : Pa t’t-avô lès ôtes côps.
En 1957 il publie son œuvre majeure, Èl Djan d’ Mâdy, qui lui a valu le Prix de l'Expansion et Éducation artistiques[2]. Ce long poème épique de 1121 vers, puise sa source aux veillées locales, à l’imagination populaire. Le personnage de Djan d’Mâdy est à la Gaume ce que Tchantchès est à Liège : incontournable. Mais ce recueil, dans la plus pure veine épique, est aussi une vision assez pessimiste et nostalgique de la vie, que seule la foi et la malice – caractéristique essentiel du Gaumais – parviennent à détourner de son destin funeste[1].
Les textes d'Albert Yande sont interprétés encore plusieurs années après son décès[3], et adaptés au style de l'époque, comme le slam[4].
Il est membre de la Société de langue et de littérature wallonnes, qui lui consacre un volume d'hommage[5].
Il est aussi membre de l’Académie luxembourgeoise, et du Groupement des auteurs dialectaux luxembourgeois, pour lequel il est président et un animateur actif.
Il est aussi membre d'honneur de la Société royale littéraire Les disciples de Jules Claskin, de Liège[6].