Alberto Franceschini
terroriste italien, co-fondateur des Brigades rouges
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Alberto Franceschini, né le à Reggio d'Émilie et mort le à Milan, est une figure du terrorisme d'extrême gauche italien, au début des années 1970, cofondateur des Brigades rouges.
| Alberto Franceschini | ||
| Terroriste d'extrême gauche Membre fondateur des Brigades rouges | ||
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Alberto Franceschini dans les années 1990. | ||
| Information | ||
| Naissance | Reggio d'Émilie (Émilie-Romagne, Italie) |
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| Décès | (à 77 ans) Milan (Lombardie, Italie) |
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| Patrie | ||
| Sentence | Dix-huit ans | |
| Actions criminelles | Attentats Séquestrations Terrorisme |
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| Pays | Italie | |
| Arrestation | 1974 | |
| Complice | Renato Curcio, Margherita Cagol, Valerio Morucci, Mario Moretti | |
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Biographie
Né en octobre 1947[1], dans une famille communiste, son père a été arrêté pour ses activités antifascistes dans les années 1930 et son grand-père était l'un des fondateurs du parti communiste italien. Il est d'abord membre des Jeunesses communistes (en). Il veut reprendre le flambeau de la lutte antifasciste[1]. Il fait partie de ceux qui refusent la déstalinisation et associent l'image de Staline à celle de Gramsci. Il évolue vers l'action extra-parlementaire, puis vers la lutte armée clandestine, sur le modèle des groupes de guérilla urbaine d'Amérique latine.
Il est l'un des principaux fondateurs des Brigades rouges en 1970[1], notamment avec Renato Curcio et Margherita Cagol. Cette période a été appelée les « années de plomb en Italie ». En 1972, il participe à la première prise d’otages orchestrée par les Brigades rouges, enlèvement d’un cadre de la Sit-Siemens, entreprise italienne des télécoms[1]. Il participe deux ans plus tard à l’enlèvement du procureur génois Mario Sossi[1], et à la préparation d'autres enlèvements[1].
Il est arrêté en 1974 par le général Carlo Alberto dalla Chiesa, puis condamné à dix-huit ans de prison[1]. En 1983, il se dissocie de la lutte armée. Il est libéré en 1992[1] après avoir purgé sa peine et devient un des dirigeants de l’ARCI, principale association de loisirs et de culture de la gauche italienne[2].
Œuvres
- Mara Renato e io. Storia dei fondatori delle BR, avec Pier Vittorio Buffa et Franco Giustolisi, A. Mondadori, 1988. (ISBN 88-04-30567-3).
- La borsa del Presidente. Ritorno agli anni di piombo, avec Anna Samueli, Ediesse, 1997. (ISBN 88-230-0271-0).