Alberto Rabadá
From Wikipedia, the free encyclopedia
Pas d'image ? Cliquez ici
| Nationalité | Espagne |
|---|---|
| Naissance |
, Saragosse |
| Décès |
(à 30 ans), Face nord de l’Eiger |
| Surnom | Edil |
| Disciplines | Alpinisme |
|---|---|
| Période active | 1950-1963 |
| Compagnons de cordée | Ernesto Navarro |
Alberto Rabadá Sender, né le à Saragosse (Aragon), mort dans l’Eiger (Suisse) le , est un pyrénéiste et alpiniste espagnol, actif dans les années 1950 et le début des années 1960, connu pour la cordée qu’il formait avec Ernesto Navarro.


Resté célibataire, il exerce la profession de tapissier-décorateur. Il débute en 1953 avec la première répétition de la Normale à la Peña Sola de Agüero, puis l’ouverture de la voie normale du Puro, dans les Mallos de Riglos, en compagnie de Manuel Bescós San Martín et de Ángel López « Cintero ».
Il ouvre ensuite de nombreuses voies mineures, avant de réaliser des voies de grande difficulté comme la Serón-Millán au mallo Pisón en 1957, la voie nord du Pico del Águila à Candanchú, la Francisco Ramón Abella « Galletas » au mallo Firé (1959). Il effectue aussi des premières répétitions : voie Ravier au Tozal del Mallo à Ordesa, première espagnole au nord de la Tour du Marboré, dans le cirque de Gavarnie.
L’année 1959 marque le début de sa collaboration avec Ernesto Navarro. Leur cordée qui va ouvrir la voie des Dièdres da la Peña don Justo de Riglos, puis de nombreuses autres dans les Pyrénées et les Pics d'Europe : ouverture de la voie nord du Puro (1960), l’éperon du pic Gallinero (Ordesa, Huesca), l’éperon du Firé aux Mallos de Riglos (1961), puis en 1962 la face ouest du Naranjo de Bulnes (Asturies), et en 1963 la via de las Brujas (voie des Sorcières) au Tozal del Mallo, avec J. J. Diaz
En , Rabada et Navarro se rendent dans les Alpes avec pour objectif de réaliser la première espagnole de la face nord de l’Eiger. Trois tentatives sont déjouées par les conditions météorologiques exécrables. Enfin, le temps paraissant s’améliorer, ils se lancent à l’assaut, mais le mauvais temps revient alors qu’ils sont en pleine paroi, au niveau de l’« Araignée blanche ». Ils meurent de froid et d’épuisement.