Albie Sachs

avocat et magistrat sud-africain From Wikipedia, the free encyclopedia

Albert Louis Sachs, né le ), dit Albie Sachs, est un avocat, militant, écrivain et ancien magistrat sud-africain.

Naissance
Nationalité
Formation
Université du Cap
Université du Sussex
South African College Schools (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Juge, Naissance ...
Albie Sachs
En .
Fonction
Juge
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Université du Cap
Université du Sussex
South African College Schools (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Solly Sachs (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions
Liste détaillée
Prix Anisfield-Wolf ()
Prix Alan-Paton (en) ()
Docteur honoris causa de l'université d'Anvers ()
Ordre de Luthuli (en) ()
Docteur honoris causa de l'université de Princeton ()
Prix Tang (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Jeunesse

Le père d'Albie Sachs était le socialiste et syndicaliste Emil Solomon "Solly" Sachs (1900-1976). Sa mère, Ray Ginsberg, fut la sténographe du secrétaire général du Parti communiste sud-africain Moses Kotane[1].

Ses deux parents sont des juifs de Lituanie, arrivés très jeunes en Afrique du Sud pour échapper aux pogroms[1].

En 1942, ses parents s'étant séparés, Albie grandit chez sa mère à Clifton, quartier balnéaire du Cap – plus tard l’un des plus huppés de la ville[1].

Son père s'étant remarié, il a de cette union deux demi-frères.

Bien qu'il ait toujours voulu être médecin, il décide à 15 ans à la fin de ses études secondaires d'étudier le droit à l'université du Cap et de se spécialiser dans les Droits de l'Homme. Il termine ses études à 21 ans.

Activisme

Sa famille réveille déjà son intérêt pour la politique, ses parents ayant tous deux appartenus à des mouvements de jeunesse communistes et étant engagés politiquement. Son père avait été emprisonné et condamné et c'est la raison pour laquelle il prit la fuite en Angleterre en 1953. À l'université, Sachs est proche du mouvement Modern Youth Society qui intervient pour la liberté de conscience et une société égalitaire sans discrimination raciale. Il participe à la Defiance of Unjust Laws Campaign qui proteste contre l'apartheid par des moyens de désobéisance civique. Il est arrêté dans un bureau de poste car il a pris place dans un espace réservé aux "non blancs". Comme il n'a alors que 17 ans, il est immédiatement relâché.

Après l'obtention de son diplôme, il exerce en tant qu'avocat. Il défend plus particulièrement des noirs mais également des blancs opposés à l'apartheid. Beaucoup de ses clients sont menacés de la peine de mort. Il doit également affronter des répressions, son bureau est perquisitionné et sa liberté de mouvement limitée. Il est finalement arrêté en 1963 à la faveur d'une nouvelle réglementation. Le General Law Amendment Act, Act No 37/1963, le 90-Day Detention Act permet en effet d'emprisonner des adversaires politiques sans jugement pendant 90 jours. Il passe ces 90 jours à l'isolement sans contact vers l'extérieur et sans pouvoir parler à un avocat. Le jour de sa libération, il est à nouveau arrêté et doit passer 78 jours supplémentaires en prison. Déjà avant sa libération, il est pris contre lui une décision fondée sur la Suppression of Communism Act qui lui interdit de s'exprimer publiquement, de publier des textes et de rencontrer plus d'une personne en même temps.

Deux ans plus tard, il est à nouveau arrêté, la durée d'un emprisonnement sans jugement a alors doublé à 180 jours. Des agents de la Sûreté de l'État lui font subir un interrogatoire et le torturent par privation de sommeil. À sa libération, il demande un permis de sortie et l'obtient à la condition de ne plus jamais revenir en Afrique du Sud.

Exil

En 1966, Sachs s'exile à Londres. Grâce à une bourse, il passe un doctorat en Droit à l'University of Sussex. Son doctorat (Ph. D.) porte sur le décalage entre les principes du Droit sud-africain et sa mise en pratique. De 1970 à 1977, il travaille comme maître de conférence à l'University of Southampton. Entretemps, il entreprend une série de conférences dans différents pays pour soutenir l'ANC.

Après onze années d'exil en Angleterre où il ne s'est jamais senti chez lui, il décide en 1977 de rentrer en Afrique. Il choisit de s'installer au Mozambique, pays voisin de l'Afrique du Sud et qui a obtenu son indépendance du Portugal deux ans plus tôt. Il se concentre sur des thématiques du Droit de la Famille et exerce comme professeur à l'Université Eduardo Mondlane de Maputo, capitale du Mozambique. Il prend également la fonction de directeur de recherche au Ministère de la Justice du Mozambique.

Beaucoup de membres de l'ANC partent en exil au Mozambique et en Tanzanie et, dans les années suivantes, Sachs coopère étroitement avec Oliver Tambo.

Cela suscite l'attention des structures de sécurité d'Afrique du Sud. Des agents militaires des services secrets, sous le commandement de Henri van der Westhuizen, fomentent un attentat dès 1987. Plus tard, ils placent une bombe dans la voiture de Sachs : celle-ci explose alors qu'il ouvre sa voiture. Il survit à l'explosion mais y perd son bras droit et devient aveugle d'un œil. Un passant meurt sur les lieux de l'attentat. La bombe était conçue pour faire le plus de blessures possible (Schrapnell). Dans son livre The Soft Vengeance of a Freedom Fighter, Sachs décrit cette expérience et sa reconstruction. Cet attentat l'incite à rentrer provisoirement à Londres.

Pendant sa convalescence, il travaille déjà sur la manière dont, à son avis, la société sud-africaine devrait être organisée après la fin de l'apartheid. En 1990, après la légalisation de l'ANC et la libération de Nelson Mandela, il retourne en Afrique du Sud.

Carrière

Nommé à la première Cour constitutionnelle d'Afrique du Sud par Nelson Mandela, il occupe la fonction entre et .

Distinctions

Publication

  • Notre histoire mérite une fin heureuse (journal de prison), éditions Premier Parallèle, 2025

Notes et références

Liens externes

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