Alchuka
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| Alchuka | |
| Pays | Chine |
|---|---|
| Région | anciennement Mandchourie, Heilongjiang, Harbin |
| Nombre de locuteurs | 0 (éteint) |
| Écriture | Alphabet mandchou |
| Classification par famille | |
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| Codes de langue | |
| Glottolog | alec1238
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| Carte | |
Carte des langues toungouses. L'alchuka est en jaune-orangé. | |
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L'alchuka ou alchuha est un dialecte possiblement éteint du mandchou, parfois considéré comme une langue distincte dû à des archaïsmes[1],[2].
Classification de Hölzl
L'alchuka, comme le mandchou, le xibe, le bala, le kyakala ou le jurchen appartiennent au sous-groupe jurchenique des langues toungouses[3]. Les langues jurcheniques sont parfois regroupées avec les langues nanaïques au sein des langues toungouses méridionales[4].
Les langues jurcheniques peuvent être classées de différentes manières :
- langues jurcheniques[5]
- langues manchouïques
- jurchen
- mandchou
- xibe
- jurchen
- langues balaïques
- vieux jurchen littéraire
- bala
- langues alchukaïques
- alchuka
- kyakala
- langues manchouïques
Classification de Zimin
- langues jurcheniques[6]
- jurchen propre
- mandchou
- xibe
- jurchen xi yeren
- bala
- alchuka
- (non-classé)
- kyakala
- jurchen propre
Étymologie
Le nom « alchuka » dérive d'Alchuka, qui est le nom d'une rivière, mais aussi d'une ville, désormais appelée Acheng, située dans le district d'Harbin, dans la province d'Heilongjiang, en Chine.
La « capitale supérieure » de la Chine sous la dynastie jurchen des Jin se situait près de cette ville[7].
Situation moderne et historique
Selon le linguiste Andreas Hölzl (2018), les variétés divergentes du mandchou, dont l'alchuka, se sont éteintes dans les années 1980, et leurs anciens locuteurs seraient passés au mandarin dans sa variante nord-orientale. Ils ont aussi pu parler le mandchou pékinois ou le russe[8].