Il grandit dans un milieu de patriciens du district de Kaßberg, près du centre-ville, et étudie à l'André-Schule puis à la Goethe-Oberschule. Après l'obtention de l'abitur en 1959, il entre à l'Erweiterten Oberschule (EOS) «Friedrich Engels» (actuel Karl-Schmidt-Rottluff-Gymnasium) de Karl-Marx-Stadt[7] (le nouveau nom de Chemnitz). Toutefois, la poursuite de ses études lui étant interdite en RDA, il s'évade en RFA[3]. À son arrivée à l'Ouest, il est placé dans le camp de transit des réfugiés de Berlin-Marienfelde[8], puis au centre d'accueil initial des réfugiés de Hesse, à Giessen[9].
Il travaille à l'Office de presse et d'information du Gouvernement fédéral de 1970-1972, avant d'occuper les fonctions d'attaché de presse au Consulat général d'Allemagne à Édimbourg, en Écosse, de 1974 à 1975, puis pour le groupe CDU/CSU au Bundestag, à Bonn[3]. Là, il rencontre son futur mentor Walter Wallmann, alors président du groupe. Après la nomination de Wallmann au poste de coordinateur du groupe, Gauland, qui a rejoint la CDU en 1973[12], devient son secrétaire personnel[10].
Après la victoire de la CDU aux élections du land de Hesse en 1987, il devient secrétaire d'État à la tête de la Chancellerie d'État de Hesse au sein du cabinet Wallmann, à Wiesbaden[16]. Lors de la mise en œuvre du programme Hesse-Thuringe, un programme d'investissement pour la reconstruction de l'Est, il prend la charge d'un groupe de travail du cabinetoù figurent les Secrétaires d'État Dieter Posch (FDP) et Claus Demke (CDU)[17].
Classé, avec Hans-Joachim Schoeps et Günter Rohrmoser, parmi les conservateurs de la CDU[18], il critique l'évolution de son parti, sous le gouvernement d'Angela Merkel[19], avant de le quitter en [20].
Partisan d'une ligne à la fois conservatrice sur le plan sociétal et libérale sur le plan économique, il cofonde l’«Alternative pour les élections 2013» afin de s'opposer à l'idée d'un plan d'aide à la Grèce, alors plongée dans la crise économique. Le mouvement devient rapidement l’AfD. Dans le contexte de la crise migratoire européenne, il réclame la fermeture des frontières de l’Allemagne et de l’Union européenne, visant en particulier les musulmans[22].
En vue des élections fédérales de 2017, il conduit l'AfD, en tandem avec Alice Weidel. Pendant la campagne, il défend le droit d'être «fier des performances des soldats allemands durant les deux guerres mondiales» (en allemand, «zwei Weltkriegen»)[23], traduits de manière erronée dans la presse française par « fier des performances des soldats allemands durant la Seconde Guerre mondiale » (en allemand, «Zweiter Weltkrieg»)[24]. Il appelle également à se «débarrasser en Anatolie» d’Aydan Özoğuz, secrétaire d’État à l’Intégration, dirigeante sociale-démocrate d’origine turque, à cause de ses propos sur la culture allemande[21].
Le Monde relève que «même s’il n’appartient pas à la frange la plus extrême de l’AfD, M. Gauland est apprécié de celle-ci. Élu du Brandebourg, il passe pour un défenseur de cette AfD de l’ex-Allemagne de l’Est, dont les représentants sont souvent beaucoup plus radicaux que ceux de l’Ouest»[21].
Soupçons de fraude fiscale
Des logements lui appartenant sont perquisitionnés en après la levée de son immunité parlementaire par la Chambre des députés en raison de soupçons de fraude fiscale[25].
↑Alexander Pitz, «Ein pointierter Streifzug durch die deutsche Geschichte», Märkische Allgemeine, , p.5.
123Walter Wallmann, Im Licht der Paulskirche. Memoiren eines Politischen, Potsdam, Goetz, (ISBN3-00-009956-5), p.102.
↑Alexander Gauland, Das Legitimitätsprinzip in der Staatenpraxis seit dem Wiener Kongress, Berlin, , p.7.
↑Christoph Kopke, Alexander Lorenz, „Wenn ich benenne, was Menschen umtreibt, bin ich Demokrat.“ Studie im Auftrag der Partei Die Linke, Potsdam, Landesverband Brandenburg, , p.22.
↑Manfred Kittel, Marsch durch die Institutionen? Politik und Kultur in Frankfurt am Main nach 1968, vol.86, Munich, Oldenbourg, (ISBN978-3-486-70402-0), p.1.
↑«Dan lang Engelsberg than chao», Der Spiegel, , p.28–32 (lire en ligne).
↑Benedikt Schreiter, Sebastian Geiger, «aten und Fakten zum politischen System Hessens», dans Wolfgang Schroeder, Arijana Neumann (éd.), Politik und Regieren in Hessen, Wiesbaden, Springer Fachmedien, (ISBN978-3-531-17302-3), p.339–384.
↑Axel Schneider, Hessen und Thüringen. Stichworte einer Nachbarschaft, Francfort-sur-le-Main, Insel Verlag, (ISBN3-458-16036-1), p.101.
↑Sven-Uwe Schmitz, Konservativismus, Wiesbaden, VS Verlag für Sozialwissenschaften, (ISBN978-3-531-15303-2), p.146.
↑Udo Zolleis, Josef Schmid, «Die CDU unter Angela Merkel – der neue Kanzlerverein?», dans Oskar Niedermayer (éd.), Die Parteien nach der Bundestagswahl 2013, Wiesbaden, Springer, (ISBN978-3-658-02852-7), p.34.