Alexandre-Charles-Emmanuel de Crussol
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| Alexandre-Charles-Emmanuel de Crussol | ||
Alexandre Charles Emmanuel de Crussol-Florensac - Élisabeth Vigée-Lebrun. | ||
| Biographie | ||
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| Naissance | Paris |
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| Décès | Ancien 10e arrondissement de Paris |
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| Ordre religieux | Ordre de Saint-Jean de Jérusalem |
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| Langue | langue de France | |
| Vœux | 15 septembre 1763 | |
| Chevalier de l'Ordre | ||
| Autres fonctions | ||
| Fonction laïque | ||
| Lieutenant général des armées du roi Député de la noblesse à l'Assemblée constituante de 1789 |
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Alexandre-Charles-Emmanuel de Crussol-Florensac, dit le bailli de Crussol[1], est un gentilhomme français né le à Paris, où il est mort le . Il fut reçu chevalier dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem le , fut député aux États-généraux de 1789 et fut aussi lieutenant général des armées du Roi [2].
Portrait
Issu de la Maison de Crussol, il est le fils de Pierre-Emmanuel de Crussol, marquis de Crussol et de Florensac, maréchal des camps et armées du Roi, ministre plénipotentiaire du Roi de France près de la Cour de Parme, chevalier des ordres du Roi (1717-1758), et de Charlotte Fleuriau de Morville (1725-1810). Il est aussi le petit-fils de Charles Jean Baptiste Fleuriau de Morville, secrétaire d'État à la Marine, puis aux Affaires étrangères, membre de l'Académie Française, et le frère de Emmanuel-Henri-Charles de Crussol, baron de Crussol, avec qui il siègera aux États généraux de 1789 puis à l'Assemblée constituante [3].
Il est reçu chevalier de l'ordre de Malte et fait bailli de l'ordre. Il est connu comme le bailli de Crussol.
À partir de 1761, il entreprend une carrière militaire comme cornette au régiment de champagne, puis en 1762 comme second cornette aux chevau-légers de la Reine. En 1765, il est guidon des gendarmes anglais, puis en 1770, enseigne des gendarmes bourguignons. En 1773, il est nommé capitaine d'une compagnie de gardes du corps du comte d'Artois, il attire la confiance et l'amitié de celui-ci. À la Cour, il fait partie d'un cercle de proches du comte d'Artois et de la Reine. Cette position privilégiée lui permet de participer à la résolution du différend entre le comte d'Artois et Louis VI Henri de Bourbon-Condé, duc de Bourbon, résultant de l'Incident du bal de l'Opéra du Mardi Gras 1778.
Promu maréchal de camp en 1784, il est élu en 1789 député aux États-généraux par la Noblesse de la Prévôté de Paris. Il défend l'ordre de Malte dans un discours prononcé à l'Assemblée le et proteste officiellement quand cet ordre est supprimé, en . En , il s'oppose à la suppression des titres nobiliaires et se prononce en faveur de la religion catholique comme religion d'État. En , il proteste contre l'abolition de la Noblesse. Il vote contre les assignats et contre le rattachement d'Avignon à la France. Il proteste aussi contre la Constitution en et émigre ensuite. Au sein de l'Armée des princes, il sert dans la maison militaire du comte d'Artois, puis se retire en Toscane[4] avec la marquise de Grollier.
Après l'amnistie des émigrés, en 1802, il revient en France, avec sa tante, la marquise de Grollier, et s'installe en sa compagnie à Epinay sur Seine. Il se tient à l'écart du régime impérial.
À la première Restauration, il reçoit le commandement de la maison militaire du comte d'Artois, est fait pair de France par une ordonnance du et promu lieutenant-général le [5]. À la chambre des Pairs, il vote en 1815 pour la mort du maréchal Ney[6].
Quelques jours plus tard, il meurt à la fin de 1815 en laissant sa tante inconsolable[7] et fut inhumé au cimetière du Père Lachaise, où son monument funéraire est toujours visible[8]. Il ne se maria pas.
Son portrait, peint en 1787 par Élisabeth Vigée Le Brun, le représente avec son cordon-Bleu et son collier de l'ordre du Saint-Esprit et se trouve aujourd'hui au Metropolitan Museum of Art de New-York.
Distinctions
- chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis
- chevalier de l'ordre du Saint-Esprit (1784)
Hommage
- La rue de Crussol, à Paris 11e, située non loin de l'emplacement du Prieuré hospitalier du Temple, porte son nom, en tant que bailli de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.