Alexandre Alban Rolin
militaire français
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Alexandre Alban Rolin, né le à Sillery (Marne) et mort à Paris le , est un militaire français du Second Empire.
1er arrondissement de Paris
Restauration
Monarchie de Juillet
Deuxième République
Second Empire
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 75 ans) 1er arrondissement de Paris |
| Époque |
Premier Empire Restauration Monarchie de Juillet Deuxième République Second Empire |
| Nationalité |
Français |
| Domicile |
10 rue du Mont-Thabor Paris |
| Activité |
Militaire |
| Période d'activité |
1820-1869 |
| Père |
Jean Baptiste Charles Rolin |
| Mère |
Catherine Judith Trevisany |
| Conjoint |
Alexandrine Louise Célinie Cassen |
| Enfant |
Caroline Rolin Pierre Alban Rolin |
| Grade militaire |
Général de division |
|---|---|
| Distinction |
Grand Croix de la Légion d'honneur Chevalier de l'étoile de l'Ordre de la Couronne de chêne Commandeur de première classe de l'Ordre du Lion de Zaeringen Chevalier de l'Ordre des Séraphins |
Biographie
Carrière militaire
Premier Empire
Fils de l'inspecteur de l'établissement national et militaire de Sillery Jean Baptiste Charles Rolin et de Catherine Judith Trévisani, il commence sa carrière militaire sous le Premier Empire le en intégrant l'école spéciale militaire de Saint-Cyr[1]. Il en ressort sous-lieutenant au 3e régiment d'artillerie de marine le . Il accomplit ses premiers faits d'armes pendant la campagne d'Allemagne (Saxe) où il commande sa compagnie aux batailles de Lützen et Bautzen. Il participe à la bataille de Leipzig le 8 octobre 1813 où il est blessé à la main droite par un coup de sabre. Il est affecté en Espagne mais ne peut rejoindre sa destination car son oncle (pour qui il est aide de camp) est enfermé dans Bayonne. Il part donc pour Hambourg en Allemagne. Il participe en 1814 à la campagne de France et passe en non-activité en . Il participe en 1815 à l'ultime opération militaire de Napoléon Ier : la campagne de Belgique. A la chute du Premier Empire, il est victime des licenciements de militaires mis en place pendant la Restauration et passe en non-activité et demi-solde. Il rentre donc chez lui à Tours[2].
Restauration
Sous le règne de Louis XVIII, il devient lieutenant à la légion départementale d'Indre-et-Loire le . Le il est admis aide-major et intègre le régiment de lanciers de la Garde Royale[3]. Il passe dans le corps royal d'état-major le . Il devient capitaine le et est employé à l'état-major de la Garde Royale le [2].
Monarchie de Juillet
Le , il est employé à l'état-major du camp de Compiègne puis à la première division militaire le . En 1840, il est rapporteur auprès de la commission chargée d'examiner les projets de code de justice militaire. Il est promu lieutenant-colonel le , major de la place de Paris le et enfin colonel le .
Deuxième République
Il est nommé chef d'état-major des troupes réunies à Paris le , à la suite des Journées de Juin. Il reprend sa fonction de chef d'état-major de la première division militaire le . Il est promu général de brigade le puis membre du comité d'état-major le . Il sert en France lors du coup d'état du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon[4].
Second Empire
Il reste au comité d'état-major avec l'avènement de l'Empire et est nommé adjudant-général du Palais pour la Maison Militaire de l'Empereur le . Son rôle était de transmettre les ordres de l'empereur aux différents officiers de la Maison. De par cette distinction, il se retrouve être le supérieur hiérarchique direct du commandant de l'escadron des cent-gardes. Il entretient de ce fait une relation amicale avec le colonel Albert Verly[5]. L'Adjudant Général du Palais dépendait du Grand Maréchal du Palais Jean Baptiste Philibert Vaillant (1790-1872) qui avait la charge de la Maison militaire de l'Empereur. Il devient chef d'état-major général du camp du Nord le . Fonction qu'il occupe jusqu'à la suppression de son emploi le . Il est ensuite promu général de division[6]. Il est placé dans la section de réserve le . En 1861, il assiste à la réception des ambassadeurs du Siam au château de Fontainebleau en présence de Napoléon III[7]. Il est promu adjudant-général honoraire du Palais de l'Empereur le [4].
Il meurt à Paris le , et n'assiste donc pas à la guerre de 1870 et la chute du Second Empire.

Il aura été au long de sa carrière aide de camp auprès de plusieurs officiers supérieurs du Premier Empire et de la Monarchie :
- 1813 : Le général baron Lefebvre de Trevisani.
- 1813 : Le général comte Gérard[2].
- 1823 : Le général de brigade René de la Tour du Pin de Montauban (1772-1837)
- 1823 : Le général de division Alexandre Elisabeth Michel Digeon (1771-1826).
- 1824 : Le général de brigade Denys Omer Talon (1783-1853)
- 1833 : Le lieutenant général Jean Darriule (1774-1854).
- 1833 : Le général de brigade Jacques Cavaignac de Barayne, qui fut lui-même aide de camp du Maréchal Murat (1773-1855)[2],[8].

Vie privée
Il est autorisé à épouser Alexandrine Louise Célinie Cassen le , et leurs noces sont célébrées le à Paris. De cette union naîtront deux enfants :
- Caroline Rolin.
- Pierre Alban Rolin[8].
Caractère et opinions
Le général Rolin était peu apprécié de ses subordonnés. Il fut un bonapartiste convaincu et vouait un dévouement aveugle à Napoléon III. Fidélité exercée d'une façon maladroite au point que l'empereur lui-même s'en préoccupait. Il semblait être d'une avarice excessive quant aux dépenses de la Maison Impériale. Le Maréchal de Castellane dît de lui : «On rend justice à l'adjudant-général du palais Rolin, qui met un grand ordre dans les dépenses du château»[4].
Distinctions
- Légion d'Honneur :
- Chevalier le .
- Officier le .
- Grand officier le .
- Grand croix le [4].
- Chevalier de l'étoile de l'ordre de la Couronne de Chêne.
- Commandeur de première classe de l'ordre du Lion de Zaeringen.
- Chevalier de l'ordre des Séraphins[4].