Alexandre Arnoux
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Alexandre Paul Arnoux |
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Jules Arnoux (d) |
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| Distinctions | Liste détaillée |
Alexandre Arnoux ( à Digne-les-Bains - à Boulogne-Billancourt[1]) est un romancier et un dramaturge français, membre de l’académie Goncourt où il occupa le troisième couvert de 1947 à 1973.
Il a obtenu le prix Maurice-Renard pour son œuvre de science-fiction en 1924[2] et le grand prix national des Lettres 1956 avec le roman Roi d'un jour.

Alexandre Paul Arnoux est le fils de Jules-Joseph Arnoux, professeur de rhétorique au Lycée de Digne devenu ensuite inspecteur d'académie et auteurs de divers ouvrages et traductions, provençal, et Marie Audibert, qui était dignoise. Son grand-père maternel était le propriétaire de la pâtisserie Audibert, sur le cours Gassendi, qui était fréquentée par la bourgeoisie locale. Après des études au Lycée Gassendi, il obtint une licence en droit à l'Université de Lyon et noua des liens durables avec la capitale des Gaules dans laquelle il retourna régulièrement, comme il en témoigne dans son livre "Géographie sentimentale" (Lardanchet, 1946) dans lequel il décrit son double attachement à la Haute-Provence et à Lyon. Il étudia également en Allemagne après son service militaire accompli en 1904 et travailla comme violoniste de brasserie à Munich. Il réussit le concours de fonctionnaire de la préfecture de la Seine et parvint au grade de chef de bureau. Par la suite, il devint journaliste, notamment au Figaro, et auteur de livres, de pièces de théâtre et pour la radio et de scénarios de films. Grand ami de Charles Dullin, rencontré à Lyon, il travaille souvent avec lui au théâtre de l’Atelier. Il combattit durant la Première guerre mondiale (1915-1919) et reçu la Croix de guerre (1916). Il suivit la rédaction du Figaro à Lyon durant l'occupation où il fit partie des journalistes hostiles au régime de Vichy et à la collaboration. Il fut membre de l'Académie Goncourt (1947) et Grand prix national des lettres (1956). Il était membre de la Société des gens de lettres
Son œuvre, très variée, comporte des poèmes (trois recueils de vers, 1906-1909), des récits inspirés de la guerre, des romans fantastiques fortement marqués de science et de musique, du théâtre et des essais.
Sa pièce de théâtre La Belle et la Bête (1913), éditée hors commerce en Belgique en petit nombre, aurait en partie inspiré[réf. souhaitée] le film homonyme réalisé en 1946 par Jean Cocteau. Le mathématicien Évariste Galois lui inspire Algorithme (1948).
Avec sa femme, Amalia-Isabel Enet (née à Caracas, décédée en 1938), épousée à Paris le , il traduit en français le Second Faust de Goethe et La vie est un songe de Calderon. En 1958, il adapte la pièce L'Alcade de Zalamea de Calderon pour le téléfilm de Marcel Bluwal.
Décorations
Commandeur de la Légion d'honneur (1964, décoré par Roland Dorgelès ; nommé chevalier en 1922, promu officier en 1946 et décoré par Charles Dullin)[3]
Croix de guerre -, étoile de vermeil
