Alexandre Bruel

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Alexandre Bruel, né le à Paris 3e et mort le à Thiais, est un archiviste et historien français.

Issu d’une famille originaire du centre de la France, Bruel, entré à l’École des chartes en , en est sorti, le , en tête de sa promotion. À sa sortie de l’École, et pourvu également d’une licence en droit, il a été quelque temps attaché au catalogue des manuscrits de la Bibliothèque alors impériale avant d’entrer aux Archives, où s’est déroulée toute sa carrière. Devenu sous-chef le , il a été promu, le , chef de la section historique, en remplacement de Léon Gautier. Enfin, l’âge venu, il a pris sa retraite, le , avec le titre de chef de section honoraire[1].

Comme travaux d’archives, il a principalement publié, en , un Répertoire numérique des archives de la Chambre des comptes de Paris, série P, comptant plus de 340 pages in-4°, et dressé l’inventaire des titres de la maison de Bouillon. Il s’est adonné à d’autres études scientifiques. Il en a publié une partie de sa thèse de sortie de l’École des chartes, portant sur le Texte et la chronologie du cartulaire de Saint-Julien de Brioude, dans la Bibliothèque de l’École des chartes[2], et ce travail a obtenu, en 1868, une mention au concours des Antiquités de la France[1].

Outre une série d’autres articles, imprimés par lui dans la Bibliothèque de l’École des chartes, son œuvre capitale a été la publication du Recueil des chartes de l’abbaye de Cluny, qui lui a été confiée par le Comité des Travaux historiques après la mort d’Auguste Bernard, qui avait commencé l’entreprise. Il s’est acquitté de cette tâche en donnant, de 1876 à 1904, six volumes in-4° dans la collection de Documents inédits sur l’histoire de France. Lorsque les deux premiers volumes ont paru, l’Académie des inscriptions et belles-lettres lui a décerné le second prix Gobert, au concours de 1881[1].

Il a publié, en , un volume de 300 pages sur les Pouillés des diocèses de Clermont et de Saint-Flour. Il a collaboré à la Revue des Questions historiques, au Polybiblion, aux Annales de la Société d’agriculture, sciences et arts du Puy, à l’Annuaire-Bulletin de la Société de l’histoire de France. Il a néanmoins réservé ses plus érudites dissertations à la Bibliothèque de l’École des chartes. Il est devenu secrétaire adjoint de la Société de l’École des chartes en 1870, puis secrétaire pendant plusieurs années à partir de , et enfin membre de la Commission de comptabilité, dont il a été président et où il a siégé jusqu’aux derniers temps de sa vie[1].

Également membre de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, qu’il a présidée pendant l’année 1904-1905, il a fourni des contributions pour ses Bulletins et ses Mémoires. Il a également témoigné de son activité au Comité des Travaux historiques et scientifiques, dont il avait été nommé, en 1892, membre pour la section d’histoire et de philologie[1].

Il avait été fait chevalier de la Légion d’honneur par un décret du [3]. Ses obsèques ont été célébrées, le , en l’église Notre-Dame-des-Champs de Paris[4].

Publications

Notes et références

Liens externes

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